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 Critiques d'Ed Wood

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MessageSujet: Critiques d'Ed Wood   Lun 16 Aoû - 20:12

Ed Wood est considéré comme le plus mauvais réalisateur de tous les temps, un triste privilège que l'on peut toutefois exploiter aujourd'hui. En témoigne le film de Burton dans mequel il lui rend hommage. Même si Burton est un réalisateur beaucou plus talentueux, il se sent quand même assez proche de ce cinéaste des années 50 aux productions bon marché. C'est ainsi qu'il ne ridiculise jamais Ed Wood même dans les moments les plus comiques et les plus absurdes.

On a l'habitude qu'Hollywood célèbre ses héros et ses légendes et, par conséquent, ses propres mythes. Qu'il se consacre cette fois-ci à un loser de son écurie est quelquechose d'assez exceptionnel. Afin de rendre non seulement Ed Wood encore plus sympathique, mais de le faire paraître comme une godiche incompétente, Burton oppose sa biographie à la carrière d'Orson Welles. Ce dernier réalisa également ses visions en faisant pratiquement cavalier seul, vu qu'il était à la fois auteur, producteur, réalisateur et interprète principal. C'est pourquoi Orson Welles est encore considéré comme quelqu'un ne se préoccupant que de ses propres exigences artistiques, comme l'incarnation de cinéastes made in USA qui envoyaient au diable les conditions de production d'une industrie cinématographique capitaliste et qui par conséquent étaient voués à l'échec.

Quelque soit la dimension de cet échec, Ed et Orson, victimes du même système, noient leur chagrin dans l'alcool dans une scéne clé du film. Et même Burton, qui jouissait au milieu des années 90 d'une réputation de surdoué, dut subir les contraintes de la branche: afin de pouvoir tourner le film en noir et blanc, il dut renoncer au soutien financier de la columbia et fit de Ed Wood une production indépendante.

Ed Wood essayait de compenser son manque d'argent et de talent artistique par un enthousiasme sans faille et le grand art de l'improvisation. Ses films sont uniques dans la mesure où il était incapable de faire preuve d'ironie ou d'autodérision. Il prenait tout au sérieux et son plus grand problème était peut être le fait qu'il était encore plus naïf que le public qu'il voulait attirer dans les salles de cinéma. Ceci explique pourquoi Johnny Depp incarne Wood sous les traits d'un enfant qui peut avec n'importe quel jouet s'enfoncer dans le monde fabuleux de son imagination et ignorer tout simplement le réel. Des plans, si réalistes qu'ils ne semblent pas être de notre monde; des dialogues qui sont comiques sans le vouloir; un cadreur daltonien qui utilise toujours la même lumière pour toutes les scénes, qu'elles se déroulent le jour ou la nuit; des effets spéciaux fabriqués, semble-t-il par des enfants de la maternelle et des acteurs divinement mauvais que Wood a recrutés parmi ses amis et qui n'arrêtaient pas de faire tomber les décors. "La négligence professionnelle est encore surpassé par l'insouciance avec laquelle le dilettantisme est exhibé", écrit une des crittiques des films de Wood.

Mais Wood est bien trop captivé par son travail et sa propre personne pour se soucier de ces détails. Il ne bâclait pas ses films parcequ'il méprisait le public, mais parcque dans sa tête il était déjà en avance d'une scéne par rapport à celle qu'il était en train de travailler.

Ce qui lui importait, c'était sa vision, à l'instar du grand Orson Welles. Lorsqu'après la toute première prise de vue Depp hurle "Coupez! C'était parfait" en écarquillant les yeux et en montrant ainsi qu'il est capble de s'abandonner à ses fantasmes, Burton réprime tout cynisme et c'est justement ce comportement qui rend le film si intègre du point de vue humain.

(autres crittiques à la sortie du film)

"Hommage rêvé et très émouvant à une forme enfantine et monstrueuse, Ed Wood est aussi un formidable éloge de la transmission de l'amour au cinéma."

"C'est à cette époque que Wood rencontra Bela Lugosi, le premier Dracula, qu'hollywood avait mis au rébut depuis longtemps. La façon dont Wood, avec son manque de possibilité, a essayé de tirer le grand mime de l'oubli pour lui permettre de tirer sa révérence avec dignité, fut un acte d'humanité émouvant auprès duquel la qualité objective des films produits ensemble paraît tout à fait accessoire. Et que l'on ait précisément récompensé d'un oscar Martin Landau, qui incarne Lugosi chez Burton, nous en dit long sur la façon dont on traite les gens et les mythes à Hollywood."
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