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 Un chat à Londres, qu'y a-t-il d'étonnant? [Londres N°3]

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MessageSujet: Un chat à Londres, qu'y a-t-il d'étonnant? [Londres N°3]   Jeu 18 Juil - 0:52

Londres est une très jolie ville, grouillante de gens en costumes chic qui circulent dans les rues tels des fourmis dans une fourmilière. En cette fin d’après-midi, la température est capricieuse. De fines gouttes de pluies tombent de temps à autres, et le ciel déjà assombri par la fumée des usines est d’un gris un peu morose. Les nombreux bâtiments de pierres, les rues emplies de piétons et de calèches, les habits, les chapeaux… Ce n’est pas un spectacle extraordinaire pour les habitants et les visiteurs. Après tout, Londres n’est qu’une ville. Pourtant, camouflé dans une ruelle, un félin observe le tableau avec une curiosité et fascination.

Pas de fleurs parlantes? Pas de lapin en costume? Pas de cartes vivantes, de chapelier, de thé? Pas de Reine Rouge, de têtes coupées? C’est très étrange aux yeux du Chat du Cheshire.

D’ailleurs, comment était-il arrivé ici? Comment avait-il quitté le Pays des Merveilles?

Ce sont toutes des questions qui tournaient dans son esprit tordu tandis que ses yeux brillants regardaient fixement les passants. Il n’était pas tombé dans un terrier pour atterrir dans un monde étranger. Un rêve? On pourrait le croire et pourtant Chessur était sûr d’être bien éveillé. Ces êtres étranges qui se promenaient avec leur hauts-de-forme devaient être les ''humains'' dont parlait quelques fois Alice. Des… huuuumaaaiiins. Quel mot étrange. Quels êtres étranges aussi. Le paysage gris de la ville était très différent du pays haut en couleurs et en étrangetés de Wonderland. Le chat aurait pu rester des heures à observer cette curieuse civilisation.

Mais un bruit parmi les poubelles le fit sursauter. Le Chat devint immédiatement invisible et s’approcha en silence de la source du petit grattement qu’il avait entendu. Une petite créature sortit des débris. Un rat. Le matou fixa la bestiole qui était drôlement semblable au Loir. Chessur se détourna du rongeur pour se matérialiser près de l’entrée de la ruelle. Un chat avec des rayures un peu bleutées pourrait attirer l’attention mais les passants avaient tous l’air d’avoir l’esprit trop encombré pour le remarquer. C’est alors qu’une idée germa dans sa tête poilue.

Le chat recula un peu à l’abri des regards et prit lentement sa forme humaine. Il se regarda dans une flaque d’eau. Un jeune homme aux cheveux sombres avec des reflets bleus, des yeux jaunes brillants et un pull rayé mauve. Non, il ne leur ressemblait pas. Il sourit, son célèbre sourire qui allait littéralement jusqu’à ses oreilles. Oreilles? De sa main maladroite, il palpa le dessus de sa tête, là où se tenaient deux oreilles pointues, deux oreilles de chat.

Les passants se faisaient plus rares à mesure que la nuit tombait. Les rues étaient maintenant sécuritaires, du moins, visiblement. Le chat joueur sorti de sa ruelle et s’aventura dans le labyrinthe de la ville. Il souriait. Cette nouvelle aventure l’enchantait au plus haut point! Pour une fois, c'était lui l'étranger dans un pays inconnu. Bien sûr, en tant qu'étranger, il ignorait tout des dangers que pouvait renfermer les rues de Londres la nuit.
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MessageSujet: Re: Un chat à Londres, qu'y a-t-il d'étonnant? [Londres N°3]   Ven 19 Juil - 22:22

J'étais allongé sur un toit, les yeux mi-clos. Depuis combien de temps étais-je ainsi, offrant mon corps au firmament? Je n'en savais rien. La lune était peut-être au courant. Je n'osais pas le lui demander, de peur de la déranger. On n'importunait pas une aussi belle dame sans une très bonne raison, vous ne croyez pas? Je me redressais, passant une main dans mes cheveux d'émeraude. Londres, endormie, avait souvent l'allure d'une ville surgie des contes les plus féeriques. Il ne fallait pourtant pas se laisser tromper par cette illusion de tranquillité et de douceur. Sous le manteau de la noirceur, des succubes s'activaient, aguicheuses, tandis que des démons bien plus dangereux rôdaient au fin fond des plus sinistres quartiers, loin des grandes allées où patrouillaient les policiers. Conseil d'ami: ne jamais s'aventurer dehors la nuit. Scotland Yard était loin d'être omnipotente, et même moi, je devais emprunter des chemins aériens pour esquiver les loups solitaires.

Par loup solitaire, je faisais bien sûr allusion à ces hommes qui ne méritaient plus cette appellation. Les meurtriers, les violeurs, les collectionneurs de doigts, et bien sûr, les illuminés locaux. Mon petit frère était un loup, par exemple. Toujours à s'amuser de la plus écarlate des manières. Personnellement, je préférais de loin me glisser dans les bijouteries les mieux gardées que crapahuter avec ces loups. Surtout qu'il y avait pire que Moon, mon cher frère d'âme. Enfin, il était plus sage de m'arracher à ces sinistres préoccupations pour le moment. Moi qui voulait rêvasser sous la lune, voilà que je me mettais à ruminer sur la dangerosité des criminels. Ce n'était pas moi, cela! Peut-être qu'il me fallait un bon cambriolage pour retrouver la forme.

Je bondissais au sol, grâce à un habile jeu de mains, glissant sur les murs en silence, tel l'araignée. L’atterrissage impeccable que je fis me rassura. Au moins, je n'avais pas encore perdu mes réflexes. La mélancolie qui s'insinuait en moi plus tôt devait être passagère. Un regard sur ma gauche m'indiqua que la rue était déserte. A cette heure ensommeillée, c'était tout à fait naturel pour les gens normaux de dormir. Ce que je craignais, c'étaient ces fameux loups solitaires que j'avais pris soin de mentionner tout à l'heure, ainsi que certains inspecteurs talentueux de Scotland Yard, qui ne craignait ni la fatigue, ni le noir. Pourquoi je ne prenais pas la voie des toits et des papillons nocturnes, dans ce cas? Parce qu'une bonne marche ne pouvait que me faire du bien.

J'avançais calmement à travers cette ville que je connaissais aussi bien que le coeur des dames, ne redoutant rien ni personne. J'étais le prince des voleurs, le meilleur d'entre eux, un homme que nul n'avait jamais attrapé. Un risque? Je souriais. Une menace? Je courais. Un danger? Je volais. Ou plutôt, je voltigeais. Cela serait arrogant de me prétendre pareil à ces oiseaux merveilleux si proches des cieux, mais je n'en était pas si différent. L'air frais était une douce liqueur à mes yeux, et je ne ressentais pas de plaisir plus grand que lorsque je dégringolais du haut des bâtisses.

-"Ah, encore une nuit de toute beauté. Calme, parsemée d'étoiles dansantes, et surplombée d'une lune sublime." murmurais-je, m'arrêtant soudainement sur une place.

L'envie de cambrioler me quitta. Pénétrer dans une bijouterie ou dans une maison aisée me priverait de mon ciel, de mon tableau. C'était le seul inconvénient que je trouvais au vol. Les objets précieux n'étaient jamais dehors, en plein air: il fallait toujours qu'un imbécile les enferment à double tour dans un coffre, lui-même dans une pièce surprotégée, le tout dans un bâtiment dit "sûr". C'était prévisible, peu efficace, et cela m'empêchait d'apprécier la voûte céleste. Je m'adossais à un mur, découragé. Non, cette nuit, il n'y avait vraiment rien à faire. Je n'avais qu'à profiter encore un peu du décor, avant de passer la main à Moon. Ou Full. Je ne me souvenais plus de qui devait prendre ma place ensuite. Ma sieste avait dû chambouler quelque peu ma mémoire.

Alors que je lissais distraitement mes habits d'un noir de jais, tentant de me rappeler futilement l'ordre de passage, un jeune homme traversa la place, semblant visiter les lieux d'un air ahuris et intéressé. Il était davantage juvénile que moi, ce qui m'interpella. Il n'avait pas le profil d'un loup, ni d'un voyou de maigre envergure. Que faisais-t-il donc ici? Il n'était probablement pas un natif de la ville. On ne se baladait pas imprudemment à Londres de nuit. C'était une loi qui venait naturellement à l'esprit de tous. Je restais un instant collé au mur, plongé dans les ombres, puis me décidait à aller à sa rencontre avec nonchalance. La curiosité qui chatouillait ma raison s'amplifiait au fur et à mesure que je m'approchais du jeune homme.

-"Hey, vous devriez rentrer chez vous, petit." lançais-je de ma voix la plus intimidante. Je ne comptais pas lui faire peur, simplement lui faire comprendre que ce n'était pas un endroit pour les touristes. Il attendait quoi, de tomber sur Jack? Quoique, monsieur était friand de prostituées, pas d'étrangers malingres. "Vous..."

Je m'interrompais sans m'en rendre compte, mon attention focalisée sur l'inconnu. Non seulement il avait un style vestimentaire très discutable, mais en plus, il était doté de deux oreilles de félin. Un chat. Non, un homme-chat. J'aimais beaucoup les chats. Mais là, c'était le summum de l'étrangeté. Enfin, je n'étais pas tant surpris que cela. J'avais eu affaire à diverses anomalies, au fil de mes errances. Si les fantômes existaient, et si moi-même, Full et Moon existions, il restait encore de la place dans le monde pour un jeune homme aux oreilles de chat.

-"Rentrez simplement chez vous." répétais-je, essayant de faire abstraction de ses perturbantes oreilles.
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MessageSujet: Re: Un chat à Londres, qu'y a-t-il d'étonnant? [Londres N°3]   Sam 20 Juil - 22:55

L’aventure ne faisait que commencer en cette nuit magique pour le félin. Un monde inconnu, délicieusement mystérieux et rempli de surprises. Un être… ma foi étrange, totalement étranger à cette ville. Il observait chaque dalle, chaque brique, chaque fenêtre et lampadaire. Il découvrait une toute nouvelle dimension, là où chaque chose dite ''normale'' était objet d’une fascination envoûtante pour le matou.

Inconscient des voyous, malfrats et meurtriers tapis dans l’ombre, Chessur poursuivit son
exploration avec une excitation enfantine. Ses oreilles poilues frétillèrent soudain, sentant une présence qui s’approchait de lui. Une voix imposante s’éleva comme pour confirmer son sentiment.

-"Hey, vous devriez rentrer chez vous, petit."

Cheshire se retourna lentement en clignant des yeux. Un… un humain! Un homme d’une vingtaine d’années s’avança. Il avait des cheveux verts émeraude et était vêtu d’habits noirs. Comparé à la sanglante Reine rouge, il n’avait pas l’air très menaçant. L’inconnu stoppa tout net en remarquant ses oreilles pointues. Chessur sourit malgré lui. Il aimait bien cette lumière de surprise dans les yeux de son interlocuteur.

"Vous..."

Le chat tourna la tête sur le côté en le fixant avec curiosité. Celui-ci jeta un regard sur l’étrange personnage en face de lui. S’il avait voulu être plus discret, le Chat aurait mieux fait de rester sous sa forme féline. Pourtant il ne regrettait pas d’avoir enfin l’occasion d’utiliser sa nouvelle apparence.
L’homme semblait réfléchir un moment avant de secouer la tête.

-"Rentrez simplement chez vous.", dit-il sèchement  en tentant visiblement d’ignorer les oreilles qui trônaient la tête du garçon.

Mais le Chat ne voulait pas. Il ne le pouvait pas. Et il avait encore beaucoup trop de questions à poser à l’inconnu. Quel est cet endroit? Qui est-il? Pourquoi tout le monde portait ces drôle de chapeaux melons? Pourquoi tant de gris? Où était l’esprit tordu qui devait régner sur cet étrange endroit? Était-ce un Roi? Une Reine? Ou autre chose?

Mais avec toutes ces questions qui se bousculaient en même temps dans son crâne, il n’y a qu’une chose qui passa ses lèvres.

-''Pourquoi?'', répondit-il avec sa voix un peu plus juvénile et maladroite qu’à l’habitude. Il tourna la tête sur le côté, les yeux pétillants de malice.

''Pourquoi? Il est bien trop tôt! Tant de choses à voir…. À découvrir…!''.poursuivit-il en regarda autour de lui d’un air absent.

L’autre semblait étonné par cette réponse. Bien sûr, c’était différent que ce que devait répondre d’autres humains. D’ailleurs, que répondait-on dans ce genre de situation? ''Désolé, je me suis perdu.''? Chessur était bel et bien perdu. Et son chemin n’en n’était pas moins incertain. Comment partir s’il ne savait pas comment il était arrivé?

De toute façon, il ne voulait pas rentrer chez lui maintenant. Il voulait découvrir! Explorer! Percer les mystères de l’autre côté du rêve! C’était comme échanger de place avec Alice!

Le garçon aux oreilles félines se retourna vers l’homme avec un large sourire. Un sourire qui s’étendit et s’étendit… reflétant la joie intense du chaton.

-''Un chaton s’aventure hors de sa maison pour la première fois…'', commença-t-il en reprenant son air énigmatique ''Il rencontre un chien au moins trois fois plus gros que le félin et pourtant il s’enfuit en couinant. Comment est-ce possible?''
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MessageSujet: Re: Un chat à Londres, qu'y a-t-il d'étonnant? [Londres N°3]   Ven 2 Aoû - 20:37

J'étais de plus en plus intrigué par cet étrange jeune homme. La vue d'un mystérieux individu émergeant d'entre les ombres ne semblait guère l'intimider. Il resta là, se contentant de sourire. Ses yeux me dévisageaient, mais ils ne recelaient aucune frayeur, ils étaient seulement emplis d'une curiosité dévorante. Incroyable! Jamais je n'avais fait l'erreur de confondre assurance et inconscience, au fil de mes nombreux envols. Ignorer le danger n'était pas inutile, loin de là, mais il y avait des limites. Ce garçon devait apprendre à ne pas les franchir. Il suffisait que ses pas le mènent face à un de ces loups solitaires assoiffés de pillages, et c'était fini. J'eus un soupir. Cela ne me regardait en aucune manière. La dame en noir emportait tant d'âmes, chaque jour, chaque nuit. Pourquoi me soucier qu'elle prenne par la main un ignorant de plus et l'emmène au loin? Je n'étais pas Full, qui n'admettra jamais l'idée qu'une faucheuse drapée avec le destin puisse arracher des vies sans son consentement.

-"Pourquoi?"

Cette question effrontée me heurta de plein fouet. Comme je le craignais, l'homme-chat n'était pas le moindre du monde pressé de fuir les couloirs froids de la Londres nocturne. Tout au fond de mon être, je ne m'attendais certainement pas à ce qu'il tourne les talons et rentre docilement chez lui, à l'abri, mais c'était davantage surprenant qu'il m'en demande la raison. Était-il simplet? Ou alors, s'engageait-il sur la voie des grands détraqués? Allait-il sortir de sous ses vêtements colorés une lame, pour qu'elle embrasse mes côtes avec ses lèvres d'acier? Mais je n'étais pas au bout de mes surprises. Le drôle d'individu continuait, clamant entre autres qu'il ne rentrerait pas, face à un univers inexploré. Il n'était définitivement pas d'ici. Oreilles de chat, comportement inconscient à la limite de la folie suicidaire, et intérêt incompréhensible pour cette ville. D'accord, Londres avait son propre charme, mais même les touristes les plus émerveillés évitaient de se balader la nuit en prétextant une sortie découverte.

Je restais silencieux face à cet étranger. Ma connaissance des autres contrées était relativement réduite, car je m'aventurais rarement hors du territoire londonien. L'inconnu était attrayant, certes, pourtant, il n'était pas raisonnable de s'y lancer. Ici, nous étions dans notre élément. Nous ne redoutions rien ni personne. Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai. J'avais peur de déplaire à la lune, tandis que Full craignait par-dessus tout d'enfreindre sa tant adorée loi. Moon, lui, était terrorisé - bien qu'il l'ignorait - par l'idée de ne plus avoir de jouets. Personne n'était dépourvu de cette créature effroyable qu'est la crainte. Nous pouvions y résister remarquablement bien, mais elle finissait toujours par nous rattraper. Si nous décidions de partir vers l'inconnu, de nouvelles faiblesses naîtraient en nous. C'est pourquoi tout ce que je connaissais de l'étranger, c'était les rumeurs qui en provenaient. Et jamais je n'avais entendu parler d'un pays où vivent des hommes-chats un peu trop fous.

J'ouvris la bouche, prêt à argumenter une dernière fois avant de m'éclipser sur les toits, pour la refermer aussitôt. Le sourire que venait de me faire le jeune homme était proprement stupéfiant, tant il était large. C'était comme si il désirait déformer son propre visage. Le sourire n'était pas hideux, loin de là: il était simplement trop joyeux. C'était le sourire que décochait les loups avant de mordre à pleines dents la chair de leurs victimes.

-''Un chaton s’aventure hors de sa maison pour la première fois… Il rencontre un chien au moins trois fois plus gros que le félin et pourtant il s’enfuit en couinant. Comment est-ce possible?''

Et maintenant, une devinette? Il prit un air énigmatique, ne cessant de sourire d'une manière démesurée. Je ne comprenais strictement rien à cette énigme, et je n'avais pas envie de comprendre. Cette entrevue au cœur de la nuit prenait des allures de plus en plus étranges. Je me passais une main dans les cheveux, découragé.

-"Je ne sais absolument pas quelle est la bonne réponse, petit. D'où tu viens, les gens ont peut-être l'habitude de ce genre de compétition mais, malgré le plaisir que j’éprouve à faire valser les mots de la plus harmonieuse des façons, je ne suis pas comme eux. Tes mystères ne m'intéressent en aucun cas, et..."

Je m'interrompis, réalisant soudainement que je venais de trouver un moyen pour régler ce problème. Si je le laissais déambuler ainsi dans les quartiers les moins accueillants de Londres, vulnérable au moindre prédateur, les regrets risquaient de m'étrangler. Je pouvais dire ce que je voulais sur la mort et son caractère inévitable, j'avais tout de même des sentiments. J'aurais préféré ne jamais en avoir, mais il en était ainsi. Je reculais un peu, souriant à l'homme-chat.

-"D'accord, d'accord, je veux bien relever le défi. Seulement, tu dois me promettre de rentrer chez toi ensuite! Il est déconseillé de rôder par ici, surtout lorsque les meurtriers s'éveillent à la lueur de la lune." fis-je, espérant qu'il obéirait très vite. "Alors... Je n'ai aucun don pour les devinettes, mais je pense que ton chaton ne doit pas être ordinaire. Un bébé tigre, peut-être? Ou un lionceau."

J'étais probablement à coté de la plaque. Tout ce que je voulais, c'était qu'il soit satisfait et qu'il déguerpisse en lieu sûr. Si il désirait tant que cela découvrir notre majestueuse cité, il n'avait qu'à revenir procéder à une visite touristique le lendemain!
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MessageSujet: Re: Un chat à Londres, qu'y a-t-il d'étonnant? [Londres N°3]   Lun 5 Aoû - 1:08

Le chat fixa l’étranger avec un petit sourire, attendant patiemment une réponse quelconque suite à sa devinette. Bien sûr, il n’attendait pas une réponse à la devinette en tant que telle, mais un autre ''Rentre chez toi'', un grognement suivi d’un refus peut-être enchaîné d’une insulte s’adressant aux cinglés comme lui. C’était comme ça que la plupart des gens répondait à ce genre d’énergumène proférant des énigmes étranges et sans dénuées de sens. C’était ce qu’on appelait le ‘’bon sens’’ et c’était justement ce qui faisait défaut chez le Chat.

Quant à lui, l’homme resta de marbre face au regard fixe du garçon aux oreilles de chat et devant son sourire un peu trop souriant. D’ailleurs, Cheshire était surpris que l’étranger n’aies pas appelé la police ou tout simplement pris ses jambes à son cou. Non, celui-là restait là à essayer de le convaincre de rentrer chez lui. Vraiment, le Chat était très amusé et curieux de découvrir la suite de cette entrevue nocturne.

L’homme ne s’enfuit pas en courant, il n’appela pas l’hôpital psychiatrique et il ne partit pas avec un soupir découragé. Non il n’en fit rien et se contenta de passer la main dans les cheveux.

-"Je ne sais absolument pas quelle est la bonne réponse, petit. D'où tu viens, les gens ont peut-être l'habitude de ce genre de compétition mais, malgré le plaisir que j’éprouve à faire valser les mots de la plus harmonieuse des façons, je ne suis pas comme eux. Tes mystères ne m'intéressent en aucun cas, et..."

Le Chat tiqua à l’appellation ''petit'' mais n’ouvrit pas la bouche, sans doute par politesse ou simple curiosité. En effet son interlocuteur s’interrompit soudainement, semblant réfléchir pendant quelques secondes. Il tourna la tête sur le côté avec un air enjoué quand l’autre recula un peu en souriant.

-"D'accord, d'accord, je veux bien relever le défi. Seulement, tu dois me promettre de rentrer chez toi ensuite! Il est déconseillé de rôder par ici, surtout lorsque les meurtriers s'éveillent à la lueur de la lune. Alors... Je n'ai aucun don pour les devinettes, mais je pense que ton chaton ne doit pas être ordinaire. Un bébé tigre, peut-être? Ou un lionceau."

Chessur écouta patiemment l’homme et haussa les épaules avec un petit sourire satisfait.

-''Ce qui est bien avec cette énigme, c’est qu’elle n’a pas de réponse définie.'', commença-t-il d’un air absent, ''Ça ou le chien n’est qu’un imbécile trouillard comme les autres toutous. Peut-être que le chien est dépourvu de griffes ou de dentitions pouvant lui servir de défense qui sait? Moi j’opte pour la première car je hais les chiens. Et-''

Le Chat s’interrompit quand il se rendit compte qu’il s’était un peu laissé emporter par son penchant un peu trop intense sur les énigmes. Il secoua la tête comme pour se réveiller et sourit de nouveau à l’individu.

-''Enfin, c’est gentil à vous d’avoir daigné répondre. J’aimerais bien exaucer votre requête mais le fait est que je me suis… disons perdu.''

Il haussa de nouveau les épaules d’un air désinvolte. Il n’était nul inquiet pour les soi-disant meurtriers ou bandits qui se tapissent dans l’ombre dans l’attente d’une proie. Ils ne peuvent littéralement pas l’attraper. Un seul attentant envers le Chat et il disparaissait dans l’air, ne laissant qu’un croissant de lune se fondant lentement dans le vide. Chessur n’avait rien à craindre. On ne peut pas tuer ce qu’on ne peut pas toucher pas vrai?

Mais ça l’homme ne pouvait pas le savoir. Profitant du fait qu’il était toujours là le Chat ouvrit la bouche avec un petit sourire, les yeux brillants d’envie de savoir.

-''Si la ville de nuit est si dangereuse… Que faites-vous donc dehors?''
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MessageSujet: Re: Un chat à Londres, qu'y a-t-il d'étonnant? [Londres N°3]   Jeu 7 Mai - 20:17

Je signe donc la fin de ce rp qui paraîssait prometteur et restera bien mystérieux!

Récompenses :

- 35 points de folie pour Full Moon Walk (Cheshire nous ayant malheureusement quitté, il n'aura le droit à rien du tout!).
- 100 points d'expérience pour Full Moon Walk.



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MessageSujet: Re: Un chat à Londres, qu'y a-t-il d'étonnant? [Londres N°3]   

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