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 Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté

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Devil

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MessageSujet: Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté   Jeu 26 Déc - 17:19

Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté



En se penchant vers la rue, 60 mètres plus bas, il pouvait voir les gyrophares des voitures de police tournoyer et venir s'agglutiner au bas du building. Il pouvait voir les traces de pneu dans la neige sale, les allées et venues désorganisées des forces de l'ordre. Les gens qui s'agitaient vainement, couraient dans tous les sens, s'affolaient, regardaient en l'air et repartaient. En fermant les yeux, il pouvait entendre le brouhaha des sirènes, des cris, qui lui parvenait comme à travers une vitre insonorisée. Le calme qui régnait ici contrastait avec le chaos qui se répandait dans la ville.

Le Joker contemplait ses concitoyens avec un intérêt de scientifique observant les transformations d'atomes mis en contact avec de l'acide. Et peut-être aussi avec une curiosité cruelle d'enfant mettant le feu à une fourmilière. Il était content de lui.
Il se retourna et sourit gentiment à ses invités. Barbara Gordon, Vicky Vale et Tim Drake ne purent malheureusement le lui rendre. Peut-être parce que leurs liens étaient trop serrés ?
Le Joker décida de souffler un coup sur sa fourmilière. Il attrapa son micro et brancha son écran. En bas, la foule vit apparaître sur écran géant un visage qu'elle ne connaissait que trop. Le Clown du Crime et son éternel sourire. Les mouvements furent brusquement suspendus et tout le monde attendit, le nez en l'air. Plus que jamais, ils avaient la détestable sensation de n'être rien de plus que les joujoux du Clown, des pantins dont ils tiraient les ficelles à sa guise et coupaient  les fils quand il en avait assez.
« Joyeux Noël Gotham ! »
Le Joker tendit exagérément l'oreille, semblant attendre une réponse.
En bas, le brouhaha avait fait place à un silence impressionnant.
« Eh bien, vous n'êtes pas très polis ! Enfin... Je vous pardonne car c'est Noël, paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! »
La caméra se dirigeait maintenant sur les prisonniers. Le visage de Barbara n'exprimait qu'une haine incommensurable, les larmes de Vicky avaient fait couler son mascara sur ses joues et lui donnaient l'air d'un arlequin, quand à Tim, les pupilles dilatées par la terreur, il semblait au bord de la folie. Derrière eux, un décor extrêmement coloré, lumineux et clignotant, psychédélique ; et à leurs côtés, la silhouette haïe du Clown, ses yeux de fou et son sourire éclatant, rajoutaient à l'horreur surréaliste de cette scène. C'était trop fou pour être vrai. Ce n'était qu'un grotesque cauchemar, de ceux qui vous font vous sentir idiot au réveil ; une affiche de fête foraine. Et pourtant, la foule, fascinée, ne pouvait détacher son regard de l'écran. La voix nasillarde résonna au milieu du silence éloquent.
« Je suis sûr que vous allez tous passer un bon réveillon avec votre famille et vos amis. Mais moi... la voix du Joker se fit tragique, émouvante, presque humaine. Moi, je n'ai ni famille ni amis. Moi, j'aurai dû passer Noël tout seul, dans une cellule froide, avec une camisole de force et le plateau-repas d'Arkham pour tout dîner. TOUT SEUL. »
Il regarda la foule. L'euphorie lui montait à la tête. Tout le monde l'écoutait, il était le centre du monde, debout sur son building avec son micro.
« C'est pourquoi, reprit-il, je me suis trouvé une famille. Je me suis débrouillé. Ne sommes-nous pas adorables ? »
Il approcha sa figure de celle de Barbara et décocha un sourire radieux à la caméra.
« Malheureusement, continua t-il, il manque un invité pour que mon bonheur soit parfait. Ma chauve-souris préférée n'est pas là. »
Le Joker se tourna vers le ciel pour déclamer, tel un amant de tragédie :
« BATSY, BATSY, POURQUOI ES-TU BATSY ??? »
Ce petit intermède shakespearien terminé, il se retourna vers son public et acheva son discours.
« Si mon Batsy n'est pas là pour les cadeaux, à minuit, je serais très déçu. »
Il avait prononcé ces derniers mots d'un air ingénu et innocent, mais la foule frémit à la pensée de ce que risquait de faire un Joker très déçu.
« Je me verrai dans l'obligation d'envoyer les enfants au lit. » dit-il en désignant ses trois invités.
Tout le monde fit un gros effort d'imagination pour interpréter cette phrase.
« Mais notre chauve-souris a encore le temps d'arriver. Il n'est que 23h30 ! »

                                                                  ***
Un quart d'heure plus tard, la tension était devenue insoutenable. Le Joker lui-même commençait à s'énerver.
« Il va venir. Pour les délivrer. Et puis parce qu'il est toujours venu. Il est prévisible à un tel point. Il va venir haha, pourquoi ne viendrait-il pas ?....Mais qu'est-ce qu'il fout, bon sang ??! »
Scrutant le ciel, le Clown sourit. Lentement, les coins de ses lèvres rouges remontèrent vers ses oreilles.
L'ombre protectrice de la ville, le chevalier noir de Gotham, venait d'apparaître au-dessus des gratte-ciel. Et un instant plus tard, Batman était dans le champ de la caméra, au sommet du  building. Le Joker oublia la foule. Il laissa tomber son micro pour se consacrer tout entier au rongeur volant.
« Tu vas rire, dit-il du bout des lèvres, presque amoureusement, un moment, j'ai eu peur que tu ne viennes pas. »
Il se rapprocha dangereusement de ses prisonniers.
« Alors, que vas-tu faire ? Tu les délivres et tu me laisses filer ? Ou tu t'occupes d'abord de moi et tu les laisses se désintégrer ? Ou alors...il y a bien une troisième solution, mais... tu n'oseras jamais. Hein, mon Batsy, tu n'oseras pas manier les ciseaux, couper la ficelle. Parce que tu ne veux pas t'abaisser à mon niveau, ou peut-être parce que tu m'aimes bien au fond. Tu t'ennuierais sans moi ? Choisis vite, tu n'as plus beaucoup de temps.... »
Le Joker dans toute sa splendeur. L'obliger à choisir. Le pousser à bout. Jouer avec lui à un jeu mortel. Devant un public de préférence. Batman caressa son flingue, observant les visages torturés des gens qu'il aimait, puis le sourire maléfique du personnage qu'il détestait le plus au monde, mais qu'il ne pouvait se résoudre à tuer.
Brusquement, il se décida. Il  se dirigea vers Barbara, Vicky et Tim, les détacha à toute vitesse et les fit rentrer dans la BatWing.
Le Joker n'avait pas bougé, à la fois satisfait et ennuyé.
« J'en étais sûr. Tu ne me tueras jamais, hein ? Moi je ne bouge même plus. Tu vas me renvoyer à Arkham et demain on fera la une des journaux. Ça devient lassant. Tu ne trouve pas ? »
Batman attrapa brutalement le Clown par le devant de sa veste et le suspendit dans le vide. Ce-dernier s'affola enfin.
« Non. Tu ne peux pas le faire. Pas toi. Tu n'es pas comme eux. Tu es incorruptible ! Tu es droit ! Tu... »
Le Chevalier Noir eut soudain peur de lui-même. Qu'allait-il faire ? Tuer un homme ? « Tu as le droit, c'est un criminel, il ne vaut rien, tout le monde serait content si tu en débarrassait la planète... » lui disait une voix dans sa tête.
« Non. Parce que si je faisais cela, je deviendrai comme lui. »
Et il jeta plus qu'il ne reposa le Joker sur le building.
A terre, ce-dernier le regardait en souriant.
« Tu l'as pas fait, hein ? Tu n'as pas tué le tueur. Mais bravo pour le spectacle. En bas ils ont dû profiter. »
Il ajouta comme on s'excuse :
« Que veux-tu, je suis un homme de spectacle. Le public avant tout. »
Batman se retourna vers lui avant du monter dans la BatWing.
« Ah, au fait. Joyeux Noël. »
Le Clown regarda la BatWing décoller et disparaître dans le ciel noir de Gotham. La dernière phrase de Batsy résonnait dans sa tête.
« J'ai faillit tuer ce qu'il a de plus cher, il m'a presque balancé de 60 mètres et lui, lui il me dit....hahaha...Joyeux Noël....HAHAHAHAHA.... !!! »
Minuit. Un rire aigu et délirant, répercuté par les micros, secouait le peuple de Gotham.

Joyeux Noël !

Au très cher Juge Inconnu
Je vous suis infiniment reconnaissant. En ces périodes agitées, je n'ai pas eu beaucoup de temps à moi. Aussi je vous remercie de ce délai supplémentaire !
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