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 Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)

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MessageSujet: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Mer 2 Juil - 23:37

En ce splendide début de soirée, une foule de personnages très distingués s'engouffrait en bon ordre par les portes de la Clock Tower. Torquato Tasso se tenait paisiblement non loin de ces dernières, saluant les arrivants et vérifiant leurs "invitations", diverses et variés. Il pouvait s'agir d'écrits, poèmes ou autres contes, mais Torquato acceptait également les compositions musicales, les tableaux et même de lourdes sculptures. Assisté d'autres gentilshommes, l'individu courtois se faisait ensuite un devoir de recueillir chapeaux et manteaux, ainsi que de conduire l'invité jusqu'aux portes. Le rôle d'accueillir les participants à un bal était primordial, et Torquato en tirait une humble fierté. En tant que porte-parole de sa société, il était le plus à même de remplir ce rôle vital. Il était impeccablement vêtu de noir, un masque blanc traversé par une croix écarlate lui couvrant le visage. L'homme eut d'ailleurs un sourire invisible en repensant à toutes les magnifiques œuvres qu'il avait pu admirer. Le Bal d’Été s'annonçait remarquablement bien!

Il pivota sur ses talons pour accueillir le prochain invité, qui se révéla être une élégante demoiselle. Elle portait une robe de soirée mi-longue à manche trois-quarts, aux extrémités brodées de dentelle. Le haut de sa robe était entièrement noir, cintré, rythmé par de légers motifs dentelés, et le col, débordant sur les épaules et légèrement ouvert dans le dos, se révélait être serti de perles rouges et blanches et de petites plumes noires. Le bas était quant à lui un jupon noir classique légèrement déchiré, brodé de quelques roses rouges et blanches. La demoiselle avait à ses pieds de petites ballerines noires aux rubans enroulés autour des chevilles. Torquato Tasso, fin observateur, remarqua qu'elle arborait une bague ornée de petite sculpture de trois fleurs blanche, rouge et noire. Elle avait également une vraie plume noire autour du cou, retenue par une petite chaîne en argent.

Son masque, quant à lui, était un loup noir recouvrant toute la partie supérieure de son visage, orné de plumes et de perles, similaires à celles du col de sa robe. En plus de cela, des ronces sculptées dans un bois sombre et très fin venaient entourer sa chevelure et son visage. Ses longs cheveux étaient blonds, détachés. La demoiselle se présenta, sous le nom de Rose Abscium. Torquato reconnut là l'alias de l'un de leurs invités de marque.  

- Je vous souhaite le bonsoir! Vous êtes la bienvenue au grand Bal d’Été! Néanmoins, je vous prie de bien vouloir me remettre votre invitation. Sans cela, j'en suis sincèrement navré mais je serais malheureusement dans l'obligation de vous refuser l'entrée à cette remarquable soirée.

Elle lui tendit aussitôt un papier, que l'homme saisit avec douceur. Il en entama la lecture sans plus tarder.

L’étang est parfait sous la menace du silence
Lisse comme un miroir, sous les égards de ton absence.
Et la Lune s’en contente puisqu’elle peut y admirer
Dans l’eau pure et glaciale, son impérial reflet.
Et moi, je me lamente car les mots sont mes seules armes
Mais cette ambiance sereine ne m’aura pas de son faux charme
Alors sans hésiter, je me saisirai d’un galet
Pour au loin le jeter et ainsi te rappeler.

Après un long silence, Torquato Tasso plia soigneusement la précieuse oeuvre, et tira de sa poche un petit badge, de forme ovale, très élégant, représentant une femme de profil. Le gentleman donna donc cette curieuse récompense à la demoiselle.

Puis, il s'inclina devant Rose Abscium, lui offrant de la conduire lui-même jusqu'à la salle des balles. La guidant à travers le dédale des pièces et des couloirs de la Tour, il finit par prendre congé devant une porte dorée, avec un dernier baise-main à l'encontre de sa charmante invitée. Derrière la cloison de bois, des rires gracieux et une musique raffinée s'élevaient. Lorsque Rose Abscium entra, elle découvrit une salle grandiose et lumineuse. Le plafond s'élevait très haut, constellé de plusieurs lustres de rubis. Les murs étaient peints de miel, tandis qu'un orchestre majestueux était installé sur une estrade. Des tables et des chaises disposées un peu partout permettaient à ceux qui le désiraient de se reposer et de se réunir pour discuter, voir pour jouer aux cartes ou aux échecs. Il ne fallait pas non plus oublier l'immense buffet qui s'étalait au fond de la salle de bal, surchargé de plats exotiques, inconnus ou mystérieux. Mais le plus important et le plus beau était sans conteste la piste de danse, sur laquelle valsaient des dizaines de danseurs expérimentés.

L'atmosphère chaleureuse et conviviale, la foule colorée et courtoise, tout était fait pour que l'été ne quitte pas la pièce. C'est ainsi que Rose Abscium fit son entrée dans le grand bal!

[Pour le déroulement de la première phase, consulter ce sujet]

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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Sam 5 Juil - 21:46

Le grand bal est pour ce soir.
Oh, depuis que j’ai reçu cette mystérieuse lettre, je ne tiens plus en place. A vrai dire, je pense que je peine à réaliser le caractère exceptionnel de cette situation, je suis beaucoup trop occupée à me questionner sur le déroulement de ce mystérieux bal d’Eté.
Au fur et à mesure que l’heure approche, je sens l’euphorie m’abandonner lentement avant de laisser place à l’anxiété. Cela va être une réception importante, et cela fait des lustres que je n’ai pas participé à un tel rassemblement. Et puis, je me souviens que de mon vivant, je n’aimais pas cela. Peut être devrais-je finalement décliner… Pensive, je jette un œil sur mon lit, sur lequel sont soigneusement posés la tenue et le masque que je m’étais choisi pour ce grand soir. Je n’ai tout de même pas passé tant de temps à les personnaliser et à les perfectionner pour rien !
Eprise d’un nouveau courage, je revêts donc mes habits, je me coiffe rapidement sans ajouter aucun artifice à mes cheveux et décide de sortir, mon masque à la main. Une fois dans la rue, je sens le vent venir aimablement me dire bonsoir. Le crépuscule est tombé depuis quelques minutes seulement, j’ai tout mon temps ! Mais, à l’instar d’une certaine Cendrillon, je devrais faire attention à l’heure et ne pas rentrer trop tard. Il serait bien dommage qu’une morte vivante se retrouve en train de valser avec des invités de marque. J’imagine que cela ne se fait pas, dans ce genre de société.

D’humeur légère, je me met donc à marcher dans les rues de Londres, jusqu’à arriver au lieu de rendez-vous, la fameuse Clock Tower. Et bien ! Il semblerait qu’il y ait déjà beaucoup de monde, à en juger par toutes ses élégantes dames en robes de dentelles et ces messieurs en beaux costumes. Mais je ne dois pas me laisser impressionner. Je mets mon masque d’épines et de plumes, tout en marchant d’un pas décidé vers l’entrée. Sur mon chemin, une nuée de corbeaux picorent des restes de miettes de pain éparpillés sur les pavés : parfait, je n’en espérais pas tant ! Lorsque j’arrive à leur hauteur, les volatiles, effarouchés, s’envolent dans un concert de croassement et de battement d’ailes, m’offrant ainsi une apparition épatante au près de mes futurs convives de soirée. Mon amour pour les arrivées soignées est satisfait.
Je me sens relativement à l’aise et peine d’assurance, ce qui est pourtant rarement le cas, lorsque je me rends dans des endroits aussi fréquentés. Cela doit sans doute être grâce au masque ! Oui, c’est tout à fait cela ! Sous couvert d’un certain anonymat, j’ai conscience que l’on ose plus de chose et que l’erreur fait moins peur. Peut être arriverai-je mieux à profiter de la soirée, dans ce cas. Et si ce n’est pas le cas, au moins, personne ne s’en apercevra. Que la Lune bénisse les masques, grâce auxquels personne ne peut vous regarder pleurer.

J’arrive donc à la hauteur du réceptionniste, un homme vêtu d’un costume noir, et d’un masque blanc traversé d’une croix rouge – sans doute en l’hommage de la merveilleuse Angleterre! -. Une fois arrivée à sa hauteur, je le salue poliment, esquisse un sourire, puis l’écoute :

- Je vous souhaite le bonsoir! Vous êtes la bienvenue au grand Bal d’Été! Néanmoins, je vous prie de bien vouloir me remettre votre invitation. Sans cela, j'en suis sincèrement navré mais je serais malheureusement dans l'obligation de vous refuser l'entrée à cette remarquable soirée.

Une invitation ? Oh, bien sur ! Où avais-je donc la tête ? Gardant mon sourire, je sors d’une toute petite poche sur le côté de ma robe une petite feuille de papier, pliée en quatorze, sur laquelle était écrit un poème de ma composition. Le prix à payer pour assister à cette soirée fantastique. L’homme attrape donc ma feuille, se lance dans une calme lecture des mes écrits, puis relève la tête d’un air satisfait. En échange de mon poème, il m’offre donc un petit badge sur lequel est découpé la silhouette d’une demoiselle ! Quelle très belle œuvre, leurs dessinateurs ont beaucoup de talent – oh je m’égare quelques peu ! -.

En grand gentleman, mon interlocuteur me propose de m’accompagner à la salle de bal afin de me faire découvrir les lieux, ce que j’accepte volontiers. Je le suis donc, dans un dédale de couloirs et de corridors à la fois sombres et majestueux. Une fois arrivée devant une grande porte, le mystérieux réceptionniste attrape la main, puis l’embrasse, avant de me laisser seule devant l’entrée du bal. Son départ m’attriste un peu, je me sentais plus courageuse à ses côtés. Maintenant je suis seule, face à une horde d’inconnus qui m’attend derrière cette porte. Je relativise, me disant que, au sein de cette admirable soirée, je ne devrai rencontrer que des gens aimables et courtois. Peut être même me ferai-je quelques amis, qui sait !

Je pousse donc la porte, et le spectacle qui m’attend derrière me coupe le souffle. La salle de bal est immense, dorée, et resplendissante ! Les lustres, incrustés de pierreries, font briller de mille feux la piste, occupée par de nombreux danseurs valsant de manière synchrone. Impressionnée, je me sens minuscule dans cette pièce gigantesque, telle une petite souris. Je décide alors de rester discrète et commence à longer les murs, observant tout ce qui m’entoure. Les convives, tous masqués, discutent entre eux, rigolent, ou bien dansent. De nombreux groupes sont déjà formés, et je ne sais guère comment les approcher pour l’instant. C’est pourquoi je me tourne dos à la salle de bal, et me retrouve face à une jolie tapisserie accrochée au mur. Je m’apprêtai à l’analyser dans les plus fins détails, lorsque je cru entendre quelqu’un commencer à me parler.
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Sam 5 Juil - 21:46

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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Dim 6 Juil - 17:15

Raphaël
Damoiseau au grand chagrin

Connu parmi ses pairs comme un peintre talentueux et un jeune homme agréable, Raphaël savait parfaitement qu'il lui était impossible de ne pas participer au Bal d’Été. Cela serait déshonorer la très noble société dans laquelle il évoluait, d'autant plus que son absence aurait été remarquée. Mais il aurait tant aimé être ailleurs. Très loin d'ici, à travers les océans et les âges! Sa tristesse était immense. Aucune célébration ne pourrait éclaircir les nuages noirs de son coeur. Il n'avait pas le courage d'affronter les sourires et les formules aimables de ses amis. Raphaël se fit donc très discret en traversant la foule des convives, longeant les murs. Il s'arrête finalement, fouillant dans la poche de son costume.

-"Te voilà..." murmura-t-il.

Raphaël serrait à présent un ruban, de toute évidence appartenant à une femme. Ses yeux se voilèrent de chagrin. Contrairement à ce que beaucoup de personnes peuvent penser, il y a des peines que nul masque ne peut dissimuler. Celui de Raphaël, où était peint des anges, ne pouvait cacher l'ampleur de sa mélancolie.

-"Elle me manque tant..."

Soudain, alors qu'il prononçait ces mots à haute voix, une demoiselle proche sembla croire qu'il lui adressait la parole. Le jeune homme balbutia quelques excuses, avant de reconnaître la dame comme étant celle de tout à l'heure, devant les portes. Elle était arrivée dans un ballet de corbeaux, une majestueuse entrée en scène. Il s'inclina devant elle, confus, tout en se nommant.

-"Raphaël, pour vous servir, sous cet alias ou sous un autre. Je vous présente mes plus sincères excuses, à nouveau. Je me perd souvent dans mes pensées depuis... depuis..."

Sa gorge se noua. Il était incapable de continuer et resta ainsi, la tête baissée, tel un saule pleureur.
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Lun 7 Juil - 12:05

- Elle me manque tant…

Pardon ? Malgré la musique, les rires et tous les bruits présents dans la salle à la résonance immense, je suis plus que certaine d’avoir distingué ces quatre mots tout proches de mon oreille. Je me retourne donc pour me retrouver face à un homme que je juge plutôt jeune, au masque sur lequel étaient peints des anges qui ne m’étaient guère inconnus. Devant ma réaction étonnée, le jeune homme s’incline brusquement en bredouillant quelques sincères excuses :

- Raphaël, pour vous servir, sous cet alias ou sous un autre. Je vous présente mes plus sincères excuses, à nouveau. Je me perd souvent dans mes pensées depuis… depuis…

Depuis ?... Ceci restera un mystère, du moins, l’affaire de quelques minutes. Perplexe, je penche la tête sur le côté et me lance dans une rapide inspection de mon interlocuteur. Raphaël porte un costume impeccable sur un corps rongé par la mélancolie. Je ne peux plus distinguer son visage, car sa tête est baissée, comme s’il portait une charge beaucoup trop lourde pour ses épaules d’artiste peintre – du moins, je suppose qu’il en est un, avec un alias pareil ! -. Mon regard se dirige donc vers ses bras, qu’il garde le long du corps, et plus précisément sa main droite, dans laquelle se trouve un ruban.
Accessoire de choix, plus souvent utilisé par la gente féminine, j’en conviens. Je dispose également de ce type de ruban, que je porte habituellement au poignet, mais qui peut parfois accompagner ma cheville, mon cou ou même mes cheveux. Les curieux se demandent pourquoi une telle manie, à laquelle je donne une réponse différente à chaque fois. Jamais la vraie, bien entendu. Mes secrets sont beaucoup trop farouches pour se livrer au premier venu.

Mon cher Raphaël, au nom qui rime merveilleusement bien, me mène grâce à quelques indices sur une piste potentielle de son humeur chagrine. Le manque de quelqu’un, et plus probablement celui d’un amour égaré.
Oh, son état me fait peine à voir, m’emplissant peu à peu de compassion. Il est en effet malheureux de voir que quelqu’un est tellement épris de désespoir qu’une si belle fête est incapable de lui ôter ces soucis, même l’espace d’un court instant. Abordant un sourire amical, je décide alors d’essayer de lui remonter le moral :

- Puisque votre langue ne désire pas finir votre phrase, et que je ne peux pas voir clairement les fenêtres de votre âme, je vous en prie, laissez moi au moins voir ce que les lignes de votre main ont à me dire à propos de votre douleur.

J’attrape délicatement la main gauche de Raphaël, entamant mon petit numéro de diseuse de bonne aventure et de médecin de l’âme, espérant ainsi pouvoir le distraire tout en apaisant sa souffrance. Alors que les violons de l’orchestre reprennent une nouvelle mélodie magistrale, je déclare :

- Je vois de la douceur, et de l’espoir. Oui, beaucoup d’espoir, jetant vivement un nouveau regard au ruban qu’il tenait dans son autre main, je continue, il ne faut pas tant pleurer celle qui est partie. Je suis certaine que, où qu’elle se trouve, ses pensées vont droit vers vous. Vous savez, rien n’est irréversible, même le plus funeste des destins.

Et je suis bien placée pour le savoir. Relevant la tête et lâchant sa main, je me rends soudainement compte que j’ai oublié l’un des principes de politesse les plus primordiaux dans ma hâte pour réconforter cet homme ! Voilà, qui est un excellent début, pour un bal de courtoisie. Je me reprends rapidement :

- Je suis enchantée de faire votre connaissance, Raphaël. Je suis ici sous le nom de Rose Abscium, mais je vous prie, appelez moi seulement Rose.

Et j’achevais ma présentation retardée par une courtoise révérence.
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Jeu 10 Juil - 12:30

Raphaël
Damoiseau au grand chagrin

Paralysé par sa peine, Raphaël parvint néanmoins à relever timidement la tête au bout de quelques instants. Il ressentit aussitôt une bouffée de chaleur à la vue du sourire sincère de la demoiselle. Elle semblait pleine de sympathie et attentive à ses maux glacés. Ce fut donc sans méfiance qu'il lui prêta sa main lorsqu'elle prétendit pouvoir en lire les lignes. Le jeune homme n'était pas dénué de croyances, mais la divination n'en faisait absolument pas partie - et peu importait l'air scandalisé qu'arborait Judith lorsqu'il refusait poliment de se prêter à la cartomancie qu'elle pratiquait - . Cependant, cette louve, princesse des corbeaux, semblait véritablement déterminée à l'aider. Son toucher est très doux. Sensible, Raphaël frissonne légèrement.

- Je vois de la douceur, et de l’espoir. Oui, beaucoup d’espoir. Je suis certaine que, où qu’elle se trouve, ses pensées vont droit vers vous. Vous savez, rien n’est irréversible, même le plus funeste des destins.

Ces mots, simples et sans détours, caressèrent le coeur de l'artiste. Pour la première fois depuis des lustres, il n'eut pas envie de s'apitoyer sur son sort. Pourquoi un tel égoïsme, lui qui avait eu tant de bonheur à ses cotés ? Lui qui n'avait pas douté un seul instant de leur idylle réciproque ? Il se devait d'espérer. Peut-être était-elle encore là, dans ce monde qui s'offrait à lui. Raphaël enleva soudainement son masque, révélant un visage altier et juvénile, puis essuya d'un revers élégant de la main ses larmes. Une fois cette importante tâche accomplie, il accueillit d'un sourire satisfait la présentation de sa nouvelle amie. Rose Abscium. Un nom qu'il ne laisserait jamais tomber dans les méandres de l'oubli.

-"Rose, ce nom correspond parfaitement bien à votre personne! Je vous remercie profondément d'avoir accordé un peu de votre temps et de votre sagesse au pauvre hère que je suis. En guise de mon immense gratitude, voici pour vous."

Raphaël lui tendit un badge, le même que celui que lui avait donné Torquato Tasso à l'entrée du grand bal. Il s'éloigna presque aussitôt, après un dernier signe de tête respectueux, espérant que cette rencontre avec elle ne serait pas la dernière.

Spoiler:
 


[Défi réussi --> Réconforter une âme en peine
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Jeu 10 Juil - 18:52

Une fois ma présentation achevée, je relève timidement la tête vers Raphaël afin de constater sa réaction. Peut être n’ai-je rien compris à sa souffrance, et peut être va-t-il sèchement me faire comprendre que je n’ai pas à me mêler de ses affaires. Mais je ne m’inquiète pas bien longtemps : mon interlocuteur retire soudainement son masque ! Je ne m’attendais pas à cela ! J’aperçois alors l’espace d’un instant le visage du jeune homme, que j’entreprends de graver dans ma mémoire afin de ne pas l’oublier. C’est ainsi que je vois Raphaël essuyer ses larmes, le visage désormais plus fort et déterminé.
Je constate son geste avec un sourire, commençant à réellement croire que j’ai réussi à lui remonter le moral

-"Rose, ce nom correspond parfaitement bien à votre personne! Je vous remercie profondément d'avoir accordé un peu de votre temps et de votre sagesse au pauvre hère que je suis. En guise de mon immense gratitude, voici pour vous."

Il me tend alors un badge ressemblant grandement à celui que m’avait confié cet homme à l’entrée du Bal de l’Eté. Je remercie chaleureusement le jeune gentleman pour ses compliments et ce cadeau. Je suis sincèrement ravie d’avoir fait la connaissance de cet homme, aimable et respectueux. J’ai l’impression de m’être fait un nouvel ami !
Mais Raphaël et moi devons hélas nous séparer, choisissant chacun un chemin pour continuer cette soirée. Je le salue d’un geste courtois. Et puis peut être serons-nous amenés à nous recroiser au cours du bal, qui sait ! Je me sens plus rassurée, maintenant que l’une des têtes de tous les convives de ce soir m’est familière !

Après avoir perdu de vue mon nouveau camarade dans la foule, je décide, plus rassurée et entreprenante, de me jeter moi aussi au cœur de la fête. Je commence donc à papillonner à gauche et à droite, marchant vivement sur la pointe des pieds, tournant sur moi-même afin de pouvoir observer le plus de choses possibles, captant régulièrement des fragments de conversations orchestrées par des voix cristallines ou des timbres plus graves. Vive, j’arrive à slalomer entre les invités sans même les effleurer, évitant parfois d’écraser un pied de justesse. Je dois paraître un peu pressée, mais j’ai tellement de choses à voir et à admirer ! Et je me sens si légère, ce soir, alors autant en profiter !
J’arrive alors à un endroit où sont disposées cinq ou six tables recouvertes de tapis verts autour desquels sont attablés des joueurs de cartes, plongés dans leurs parties. Il y a mêmes des joueurs d’échec ! Pensive et intéressée, je reste donc debout, les yeux fixées sur les différentes tables en les observant d’un œil captivé.
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Jeu 10 Juil - 18:52

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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Jeu 31 Juil - 16:03

Les Maudites
Ou plutôt, trois redoutables inséparables et un violoniste du silence


Au Bal d’Été, nul divertissement n'était exclu, et pour satisfaire les plus stratèges des convives, plusieurs jeux étaient mis à leur disposition, dans un coin de la salle spécialement prévu à cet effet. Au milieu des joueurs concentrés ou désinvoltes, trois imposantes dames se déplaçaient tels des oiseaux de proie, minaudant entre elles des commentaires sur les diverses parties. C'étaient les Maudites, déployant sur leur passage une onde de crainte courtoise. Toujours accompagnée de leur violoniste, aussi fidèle que muet, elles se dirigèrent vers une demoiselle bien précise, remarquée beaucoup plus tôt. Celle-ci semblait absorbé dans une profonde contemplation. Les Maudites, adoptant leur tactique favorite, encerclèrent leur victime.

-"Bonsoir à toi, vile manipulatrice! Il semble que tu portes un grand intérêt pour les stratagèmes sournois et les faux visages. Adepte de l'entourloupe, tu te plaît sans doute à tromper ton entourage, à distribuer les espoirs factices comme l'on sème la gangrène! Quelle âme si noire, si cruelle. N'est-elle pas répugnante de fourberie, chères compagnes ?"

-"Répugnante, certes, mais détestable par-dessus tout. Nous avons pu voir et entendre ta pièce de théâtre, celle que tu as eu l'erreur de jouer à notre fragile peintre. Raphaël n'avait guère besoin que tu lui présente docilement des illusions, qu'il enlacera sans méfiance! Tu imagines probablement la peine et la souffrance qui le frapperont, lorsqu'il ne touchera que l'air vicié de tes mensonges. Tu t'en réjouis, même! Tout comme le joueur d'échecs qui jubile en regardant son adversaire tomber dans un piège tendu avec soin, tout comme l'amateur de cartes qui prétends délicieusement la compassion là où se niche la félonie, tu te délecte de tes manœuvres. Cela m'indispose de regarder plus longtemps ton faciès de loup."

-"Parlons-en, de ce masque de loup! Tu te dissimule derrière, mais en réalité, tu n'es qu'une pauvre brebis, qui ne comprendras jamais la douleur de perdre quelqu'un. Tu penses peut-être le savoir, cependant, ce n'est que balivernes. L'amour qu'à vécu Raphaël ne peut se comparer à ce qu’éprouve naïvement un être archaïque tel que toi. Si tu ne sais que clamer à la légère que l'espoir ne meurt jamais, c'est une preuve de ta perfidie. On ne tends pas ainsi un escalier fragile à celui qui ne rêve que de le gravir. Sinistre et pitoyable poupée, ton jeu n'est que le reflet de tes échecs passés."

-"Tiens, j'ai une idée parfaite. Si tout cela n'est pas la plus pure des vérités, démontre nous que tu possède franchise et compréhensibilité. Par exemple, tente de nous critiquer! Ou de nous adresser ton pathétique numéro de voyante, si cela te fait plaisir."
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Ven 1 Aoû - 9:50

Captivée par les différentes parties se déroulant sous mes yeux, je papillonne de tables en tables, m’intéressant autant aux jeux de cartes qu’aux jeux de plateau. Soudain, ma promenade est brusquement interrompue par l’apparition de trois imposantes silhouettes, ainsi que d’une quatrième, plus effacée. Rapides, elles m'encerclent rapidement. Il s'agit de trois femmes imposante et d'un violoniste ponctuant leur apparition. Je n'ai pas le temps de comprendre réellement le traquenard qui se met en place, alors que le violon commence à résonner et que la première des femmes masquées prend la parole :

-"Bonsoir à toi, vile manipulatrice! Il semble que tu portes un grand intérêt pour les stratagèmes sournois et les faux visages. Adepte de l'entourloupe, tu te plaît sans doute à tromper ton entourage, à distribuer les espoirs factices comme l'on sème la gangrène! Quelle âme si noire, si cruelle. N'est-elle pas répugnante de fourberie, chères compagnes ?"

Quoi ? Alors ça, c’est la meilleure. On me compare donc au visage du mal véritable. Je ne pensais pas donner l’image d’une si affreuse personne. Qui est donc cette femme, pour venir ainsi me juger, et de manière totalement erronée qui plus est ! Je suis sur le point de lui répondre sèchement de se mêler de ses affaires, lorsque la seconde intervient.

-"Répugnante, certes, mais détestable par-dessus tout. Nous avons pu voir et entendre ta pièce de théâtre, celle que tu as eu l'erreur de jouer à notre fragile peintre. Raphaël n'avait guère besoin que tu lui présente docilement des illusions, qu'il enlacera sans méfiance! Tu imagines probablement la peine et la souffrance qui le frapperont, lorsqu'il ne touchera que l'air vicié de tes mensonges. Tu t'en réjouis, même! Tout comme le joueur d'échecs qui jubile en regardant son adversaire tomber dans un piège tendu avec soin, tout comme l'amateur de cartes qui prétends délicieusement la compassion là où se niche la félonie, tu te délecte de tes manœuvres. Cela m'indispose de regarder plus longtemps ton faciès de loup."

Mais… Je ne comprends pas. Je n’ai rien fait de condamnable ! Je suis révoltée : depuis quand remonter le moral de quelqu’un est-il considéré comme le plus abject des crimes ? Peut être sont-elles convaincues que j’aurai dû conforter Raphaël dans son chagrin, au lieu de tenter de le rassurer. Elles distinguent par ce geste une tentative de manipulation de ma part. Les ignorantes, elles ne peuvent pas savoir que je tiens plus du pion dévoué que du joueur machiavélique. Cela me surprend d’ailleurs, moi qui suis d’habitude blâmée pour ma naïveté et mon innocence, d’être ainsi considérée comme la pire des manipulatrices !
Gênée, je désire ardemment rectifier leur opinion, mais la troisième femme du groupe vient brusquement me porter le coup de grâce :

-"Parlons-en, de ce masque de loup! Tu te dissimule derrière, mais en réalité, tu n'es qu'une pauvre brebis, qui ne comprendras jamais la douleur de perdre quelqu'un. Tu penses peut-être le savoir, cependant, ce n'est que balivernes. L'amour qu'à vécu Raphaël ne peut se comparer à ce qu’éprouve naïvement un être archaïque tel que toi. Si tu ne sais que clamer à la légère que l'espoir ne meurt jamais, c'est une preuve de ta perfidie. On ne tends pas ainsi un escalier fragile à celui qui ne rêve que de le gravir. Sinistre et pitoyable poupée, ton jeu n'est que le reflet de tes échecs passés."

Je sais que les mots peuvent blesser, et c’est un véritable arsenal de coups que je reçois là. Abasourdie et déconcertée, je ne tente même pas de me défendre. J’ai bien compris que je ne pourrai parler que lorsqu’elles me le permettraient, à moins de commencer à crier, et donc de créer un esclandre, ce qui ne me semble pas être une très bonne idée. J’avais pourtant essayé de me forger une couronne d’épines pour me protéger, à l’instar des mûres sauvages ou de la fleur dont j’ai pris l’alias… Mais en cet instant, je me fais magistralement piétiner, mes bourreaux prenant soin d’appuyer là où la douleur est la plus lancinante.
Piégée, je baisse un instant la tête, les joues rougies par la colère et la violence des mots qui viennent de m’atteindre. Leur haine me semble injustifiée et gratuite! A moins que... Je relève le visage très rapidement, ne m’autorisant comme réaction visible de mon indignation qu’un bref grincement de dents.

-"Tiens, j'ai une idée parfaite. Si tout cela n'est pas la plus pure des vérités, démontre nous que tu possède franchise et compréhensibilité. Par exemple, tente de nous critiquer! Ou de nous adresser ton pathétique numéro de voyante, si cela te fait plaisir."

Elles se taisent donc toutes les trois, se délectant d’avance de la réponse que je vais devoir leur servir. Même le violoniste les accompagnant a relâché son instrument. Guidée par mon amour pour le doux son du violon et plutôt admirative - malgré l’atrocité de la situation - je ne peux m’empêcher de lâcher un sincère compliment à l’égard de son numéro d’accompagnateur :

-"Excellente performance, maestro.

Puis, je me dirige lentement vers la plus grande et la plus hargneuse des femmes. Celle qui a osé insinuer que je ne comprendrai jamais ce qu’est le drame de perdre ce que l’on a de plus précieux. Celle qui a eu le cran d’affirmer que je suis incapable de connaître l’amour véritable. Celle qui a, sans sourciller, prétendu savoir de quoi était forgé mon passé. Elle allait avoir l’honneur de goûter mes épines. Tout en avançant, je ne peux m’empêcher de passer lentement ma main sur ma joue, comme l’on essuierait l’affront d’un crachat invisible au visage.

-Je n’ai nul besoin de lire dans les cartes ou dans les lignes de vos mains pour déceler le venin qui anime vos paroles. Tout comme le poison du serpent prend sa source dans ses gencives, votre animosité vient de votre ardente jalousie, et donc de votre peur. N’allez-vous jamais reconnaître que vous craignez tous ces gens qui vous entourent ? Oui, en vérité, vous avez peur, peur de voir votre redoutable groupe se dissoudre, peur de voir vos amis happés un par un dans l’immense farandole du temps et de la vie, les éloignant considérablement de votre personne. Je m’en doute et je comprends, ce doit faire mal, oui, très mal, de ne plus être la… préférée.

Je prends bien soin de savourer ce dernier mot, au goût particulièrement amer. D’autant plus que, par le passé, je m’étais également sentie victime d’une telle tragédie. Complètement lancée dans ma réponse, je me détourne de ma principale interlocutrice pour faire face aux autres, prenant soin de tous les regarder dans les yeux, chacun leur tour. Je continue donc mon discours d’une voix calme, mais ferme :

-Si vous me considérez réellement comme la pire des créatures, très bien ! Mais prenez donc également en compte dans votre calcul que je possèderai alors les capacités nécessaires pour causer votre perte. Si cela était vraiment ce que vous pensiez, et non un pathétique bluff, auriez-vous réellement eu l’audace de m’aborder ? J’en doute fort, étant donné la monstrueuse personne que vous semblez voir en moi. Mais soyez sans crainte, même si j’en avais les moyens, je ne vous nuirai pas. Cela ne m’intéresse guère, contrairement à ce que vous insinuez. En revanche, je pense que vous êtes assez observatrices pour avoir compris que je ne souhaitais que l’apaisement de Raphaël. Mais cela vous arrange peut être de voir en mon geste une odieuse manipulation. C’est bien plus simple de voir en moi une créature du mal pour justifier votre crainte, en effet. Ceci n’est rien d’autre qu’une question de conscience, bien que je pense que la votre ait sombré depuis longtemps dans des méandres poussiéreux et déplorables."
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Rose Abscium)   Sam 24 Jan - 12:16

Suite à cette succession de tirades magnifiquement bien déclamées, susceptible de faire taire même les effroyables Maudites, ces dernières étaient cependant prêtes à riposter face à l'affront verbal. Mais elles n'eurent guère le temps de bombarder leur proie avec les habituelles vipères qui sifflaient amère vérité et insidieuse douceur : un gentleman vêtu de magnifiques atours s'approcha avec la sensualité du séducteur. Il portait une couronne de ronces, délicatement posée sur sa chevelure dorée, ainsi qu'un masque d'ébène, arborant un unique cœur sur la joue. Après s'être incliné devant les Maudites, le jeune homme fit un respectueux baisemain à la dame au masque de loup.

- "Jolie demoiselle, si les sabliers de mon bon ami Bach m'avaient laissés plus de temps, cela aurait été un honneur et un plaisir pour moi d'être le miroir de votre beauté : des éloges naissent à chaque regard que je porte envers votre ravissante personne. Hélas, une mission m'a été confiée. Je ne serais donc que le soleil illuminant vos pas jusqu'au lieu où vous êtes gracieusement invitée."

-"Molière ! Nous étions..." commença le plus grande des Maudites, outrée.

-"Je suis navré de vous interrompre, puissantes et enivrantes dames, mais Torquato Tasso ne souffrira d'aucun retard, et nous étions tous parfaitement d'accord sur la hiérarchie qui régit actuellement notre agréable Bal d’Été. Il attends."

Ces mots, soufflés avec la tendresse de l'homme qui idolâtre le genre féminin, firent reculer les trois terribles rapaces, qui n'eurent d'autres choix que de s'éloigner dignement parmi la foule en liesse, suivie de leur fidèle musicien muet. Molière se tourna vers l'invitée d'honneur et lui tendit sa main, déterminée à la conduire jusqu'à un endroit mystérieux.

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