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 Phase N°1: Rencontres (Astân Rävel)

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Full Moon Walk
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MessageSujet: Phase N°1: Rencontres (Astân Rävel)   Mer 2 Juil - 23:38

En ce splendide début de soirée, une foule de personnages très distingués s'engouffrait en bon ordre par les portes de la Clock Tower. Torquato Tasso se tenait paisiblement non loin de ces dernières, saluant les arrivants et vérifiant leurs "invitations", diverses et variés. Il pouvait s'agir d'écrits, poèmes ou autres contes, mais Torquato acceptait également les compositions musicales, les tableaux et même de lourdes sculptures. Assisté d'autres gentilshommes, l'individu courtois se faisait ensuite un devoir de recueillir chapeaux et manteaux, ainsi que de conduire l'invité jusqu'aux portes. Le rôle d'accueillir les participants à un bal était primordial, et Torquato en tirait une humble fierté. En tant que porte-parole de sa société, il était le plus à même de remplir ce rôle vital. Il était impeccablement vêtu de noir, un masque blanc traversé par une croix écarlate lui couvrant le visage. L'homme eut d'ailleurs un sourire invisible en repensant à toutes les magnifiques œuvres qu'il avait pu admirer. Le Bal d’Été s'annonçait remarquablement bien!

Il pivota sur ses talons pour accueillir le prochain invité, qui se révéla être un garçon fort bien habillé. Il portait une tenue simple, composée d'une chemise blanche, d'une cravate et d'une veste noires, ainsi que d'un pantalon à pince noir et de chaussures de ville de même couleur. Un carnet de cuir dépassait de l'une de ses poches. Son masque, quant à lui, se composait d'une protection anti-gaz couvrant le bas de son visage et de lunettes d'aviateur, installée étrangement en diagonale. L'un des verres était brisé.

L'homme se présenta alors, sous le nom de Astân Rävel. Torquato reconnut là l'alias de l'un de leurs invités de marque.  

- Je vous souhaite le bonsoir! Vous êtes le bienvenu au grand Bal d’Été! Néanmoins, je vous prie de bien vouloir me remettre votre invitation. Sans cela, j'en suis sincèrement navré mais je serais malheureusement dans l'obligation de vous refuser l'entrée à cette remarquable soirée.

Il lui tendit aussitôt un papier, que l'homme saisit avec douceur. Il en entama la lecture sans plus tarder.

Une brise légère animait les branches des arbres. Le soleil brillait de tout son éclat depuis le ciel sans nuage. L'air était frais et l'atmosphère tranquille. Une belle journée d'été sans école, en somme. Je crois qu'il était le dernier de ces vacances...
-BOUH !
Un autre cri de surprise vint briser le calme. Le mien. Je tomba lourdement de la branche où j'étais assis. Relevant la tête, j'aperçu la cause de ma chute. Elle était penchée sur moi et me regardait fixement. Son visage était flou, mais je me souviens que ses traits étaient fins. Ses cheveux bruns dansaient au gré du vent dans une aura irréelle...
-Astan, tu es en retard ! T'avais promis de m'accompagner à la cueillette ! Me gronda-t-elle.
Sa voix était cristalline, semblable à l'eau la plus claire et la pure. Je me relevais dans un sourire et lui attrapait la main avant de me diriger vers le lieu qu'elle aimait tant. Ce jardin remplis de fleurs. Elle y allait tous les jours, avant. Arrivés devant ce qu'elle appelait son Éden, nous nous assîmes au pied du plus grand arbre. Une grand-mère du quartier nous avait raconté qu'il devait avoir une centaine d'années et qu'il protégeait tous ceux qui en faisaient de même pour lui.
Elle commença à chantonner un air. Cet air mélancolique. Elle le chantait souvent. A chaque fois, son regard se perdait dans le vague et un sourire triste étirait ses lèvres. Elle ne m'avais jamais rien dit sur cette chanson...
Je sortis mon ocarina et l'accompagna. Alors que sa voix s'amenuisait peu à peu, annonçant la fin de la complainte, je continuais de jouer, inventant au fur et à mesure ajoutant à cette mélancolie, une pincée d'incompréhension...
-Tu te demandes d'où me viens cette chanson ? Me demanda-t-elle.
Je hochais la tête, rangeant l'instrument dans ma poche.
-C'est ma grand-mère qui me l'a apprise. Elle l'a trouvé les paroles grâce la mélodie qu'avait composé son frère. Ils sont tous les deux décédés maintenant.
Cette fois, je laissais le silence prendre la place de mes gestes. Elle avait toujours réussi à lire à travers mes notes, mes regards, mes sourires... Je n'avais jamais besoin de parler. Mon regard se perdit dans le ciel sans fin, tout comme le sien. Une faible bourrasque nous amena les pétales de quelques fleurs du jardin. Dans ma main, se déposa une colchique.

"Le beau temps est fini, séparons-nous"...

-Tu sais, As'... Je vais bientôt partir... Ma santé est trop fragile pour que je puisse rester ici. Alors...j'aimerai bien entendre ta voix, s'il te plait...

Elle s'allongea, posant sa tête sur mes genoux, plongeant son regard dans le mien. Ça faisait longtemps que je n'avais pas dis un mot. Peut-être des années. Étant souvent seul, je ne parlais pas beaucoup et avais perdu l'habitude de le faire. Je me contentais de faire ce qu'on me disait. On ne m'interrogeait jamais, alors à quoi bon dire quoi que ce soit ?... Elle murmura de nouveau un "s'il te plait" d'une voix fluette. Un sourire fendît mes lèvres et je posais mon front contre le sien, fermant les yeux.
Je pourrais essayer pour elle. Ou pas. Je tentais tout de même.
Décollant mes deux mâchoires, je lui murmurais quelques mots à l'oreille. Rouvrant les yeux, je la vis esquisser un sourire mélancolique ? Nostalgique ? Triste ? Heureux ? Un peu déçut ? Ou un peu de tout ?... Les paroles que j'avais prononcé n'avaient été qu'un souffle. Mes cordes vocales n'avaient pas résonné, alors je doute qu'elle les ai entendu. Après quelques minutes, elle se leva et parcouru les bancs de végétaux avant de s'arrêter devant un en particulier qu'elle observa avec une grande attention. Tandis que je m'approchais, elle le cueillit et me l'accrocha à la chaîne qui était à mon cou.

"Adieu"

Un cyclamen... Ses parent vinrent la chercher et elle partit dans la soirée...
_____________________________________

Des années plus tard, je reçu une lettre. Il n'y avait rien d'écrit. Juste un perce-neige magnifiquement dessiné au fusain.

"Espère des jours meilleurs"

Accrochant le dessin à un mur de ma chambre, je jeta un coup d'œil à la fenêtre. L'automne avait pris la suite de l'été. Les gens était emmitouflés dans de grosses écharpes. L'air s'était rafraîchi et le vent emportai les feuilles aux couleurs de feu déshabillant les arbres se dressant sans honte face à l'hiver qui s'annonçait rude.
Alors comme ça, elle ne m'avait pas oublié, même après tout ce temps... Pourtant, je ne lui avait jamais écrit. Ni même appeler. Mais tu me manquais quand même. Cherchant dans le désordre de mon appartement, je trouva un CD. Un nom y avait été écrit au marker. Statice. Une musique que j'avais jouée pour un mariage, je crois...

"Les souvenirs sont éternels"

Je rangeais le CD dans une boîte, direction la poste. Oui, je me souviendrai de toi à jamais...
____________________________________

Quelques mois plus tard, je me promenais dans les couloirs d'un hôpital. Nous avions repris contact et tu m'avais appris que ta santé s'était encore plus détériorée. Alors que j'allais franchir la porte, seul obstacle me séparant de toi, le nom de ta chambre attira mon attention. Magnolia.

"Je n'aimerai que toi, et toi seul"

Passant la porte, je m'adossais dans l'encadrement, le sourcil haussé et un sourire narquois aux lèvres.
-Ne t'ai-je jamais appris à toquer avant d'entrer ? Me lança-t-elle en m'envoyant une gomme que je rattrapa.
Elle était en train de dessiner, un crayon à l'oreille et un fusain entre les doigts. Elle allait tacher les draps avec ce matériel. C'est une horreur à faire partir, ça laisse toujours une petite trace de noir. Je m'approchais d'elle toujours mon air interrogatif collé au visage.
-Oui, cette fleur t'es adressé dans un sens fraternel, As.
Un franc sourire fendît mes traits. Je m'approchais de l'œuvre qu'elle travaillait. Un paysage, comme toujours. Mais pas n'importe lequel. Cette vue était celle que l'on avait depuis l'arbre "protecteur" du jardin de notre enfance, de son Éden. Mon regard s'arrêta sur la multitude des roses présentes. Il n'y en avait pas autant. Décidé à taquiner un peu celle que je considérais comme ma grande sœur, j'en pointait une de doigt et lui lança un regard suspicieux.
-Bien sûr que non, je n'ai personne en vue ! Me cria-t-elle. Et toi ?
Tel est pris celui qui croyait prendre. D'un air boudeur, je lui tirais la langue avant de croiser les bras et faire de grands mouvements de tête de droite à gauche.
-Toujours pas décidé à prononcer un mot, à ce que je vois.
Je lui répondis d'un sourire désolé. Puis nous continuâmes de discuter de tout et de rien jusqu'à ce qu'une infirmière vienne la chercher pour l'amener faire quelques examens. Ces derniers prenant du temps, je partis, lui promettant de passer plus tard.
____________________________

Ce plus tard n'a jamais eu lieu, tu sais. On m'a appris ton décès deux jours après nos "retrouvailles". Sur le moment, je n'ai pas réalisé. Maintenant encore, je crois. Ou peut-être parce que je sais que tu étais heureuse. Quand je suis passé te voir, tu souriais, à l'image d'un ange... Je me demande d'ailleurs si tu n'en es pas un. Dis-moi, n'étais-tu pas quelque peu dessus de n'avoir toujours pas entendu ma voix ? Moi, c'est le seul regret qu'il me reste. Mais je continuerai d'avancer avec quelques regards vers le passé certainement... Attend-moi sur la route qui mène au sommeil éternel.
Asstan ravel, ton petit frère à jamais.
Repliant le morceau de papier, je le glisse entre les plis d'une fente d'un arbre. Cette arbre qui avait été témoin de note enfance. De notre séparation. Symbole de nos retrouvailles. Et au final de nos adieux qui ne furent que des "au revoir"... Je dépose au creux de l'arbre une rose noire.

"Le regret et la peine lié à la perte d'un être cher... Cette fleur que tu détestes et qui est pour moi la plus belle d'entre toutes"

La mort n'est pas la fin de tout. Elle est simplement le passage à une autre forme de vie. Celle du souvenir. Car tant que tu seras dans les pensées des gens qui t'aiment, tu survis. Ils feront vivre tes sentiments, ta manière de penser et tout ce qui fait de toi ce que tu es par leur actions, leur expérience et tout ce qui font d'eux ce qu'ils sont.
Une larme s'écoule le long de ma joue. Ces derniers mots, cette dernière fleur, je les ai dit pour elle. Ma voix n'a pas changer. Toujours cette voix d'enfant. Je m'assois alors, sors mon ocarina et joue cette mélodie que tu chantais si souvent. L'atmosphère est tranquille, l'air est frais. Le soleil brille de tout son éclat depuis le ciel sans nuage. Une brise légère anime les branches des arbres...

Après un long silence, Torquato Tasso plia soigneusement la précieuse oeuvre, et tira de sa poche un petit badge, de forme ovale, très élégant, représentant un homme de profil. Le gentleman donna donc cette curieuse récompense à son invité.

Spoiler:
 

Puis, il s'inclina devant Astân Rävel, lui offrant de le conduire lui-même jusqu'à la salle des balles. Le guidant à travers le dédale des pièces et des couloirs de la Tour, il finit par prendre congé devant une porte dorée, avec une dernière poignée de main à l'encontre de son honorable convive. Derrière la cloison de bois, des rires gracieux et une musique raffinée s'élevaient. Lorsque Astân Rävel entra, il découvrit une salle grandiose et lumineuse. Le plafond s'élevait très haut, constellé de plusieurs lustres de rubis. Les murs étaient peints de miel, tandis qu'un orchestre majestueux était installé sur une estrade. Des tables et des chaises disposées un peu partout permettaient à ceux qui le désiraient de se reposer et de se réunir pour discuter, voir pour jouer aux cartes ou aux échecs. Il ne fallait pas non plus oublier l'immense buffet qui s'étalait au fond de la salle de bal, surchargé de plats exotiques, inconnus ou mystérieux. Mais le plus important et le plus beau était sans conteste la piste de danse, sur laquelle valsaient des dizaines de danseurs expérimentés.

L'atmosphère chaleureuse et conviviale, la foule colorée et courtoise, tout était fait pour que l'été ne quitte pas la pièce. C'est ainsi que Astân Rävelfit son entrée dans le grand bal!

[Pour le déroulement de la première phase, consulter ce sujet]

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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Astân Rävel)   Mar 8 Juil - 13:22

-Aka, lève-toi grand feignant ! Y'a une lettre pour toi !

Super le réveil...en plus, il est que quatre heure du matin.

Après toutes mes péripéties, j'étais retourné chez mon frère à Londres. Oui, mon frère. Demi-grand-frère de trente-deux ans pour être précis. Lui aussi avait fini par fugué à cause de tous les problèmes qu'il avait eu avec notre cher paternel. Les seules fois où il allait le voir, c'était pour de l'argent. Et moi, pour le décès de ma grand-mère maternelle et après plus rien. Enfin, quasiment plus rien. Je m'efforçais de garder le contact, un peu, au cas où ils pourraient me servir à quelque chose. Comme maintenant.

Enfin bref, je me redresse -je dors assis- dans la pénombre et va lui ouvrir la porte. J'ai les cheveux encore plus en bataille que d'habitude et plein d'encre sur les doigts. Ça faisait trois jours que je grattais le papier et maintenant trois jours que je dors. Je dois avoir une tête de déterré.

-Dépêche, ton petit-dèj' est prêt.

Je lui lance un vague "ok" avant de nouveau m'enfermer dans ma chambre. La lettre est déjà ouverte. Espèce de... Il l'a lu avant moi. Certainement à cause du signé "Torquato Tasso". Terminant ma lecture, je me laisse glisser le long du mur avec un soupir. Quelle galère ! C'est pas que je ne veux pas y aller, mais je suis nul pour tout ça. J'avais reçu une éducation quelque peu semblable mais j'avais presque tout oublié. J'enfile le premier T-shirt qui me tombe sous la main et descend prendre le repas londonien qui m'attend dans la cuisine.

-Tu devrais y aller, ça a l'air amusant. Et ça te ferait sortir un peu, Me propose mon hôte en mettant ses chaussures.
-Où t'as vu que j'étais courtois ?! Lançais-je nonchalamment.
-'Suffirait juste de te rappeler les bases qu'on t'appris.

Je capitule. De toutes façons, il a toujours raison. Je me demande tout de même comment est-ce qu'il compte faire... Finalement je lance ladite piécette en l'air et laisse la lettre s'envoler avec le vent.

***
On arrive devant un restaurant... Je me tourne vers mon frère.

-Tu souviens que papa avait des amis de "haute société" ? Tu vas être leur guide, majordome etc...pendant six jours, M'explique-t-il un sourire narquois aux lèvres.

Il part finalement et me laisse avec lesdits "amis". Je reste habillé un smoking durant la durée des mes "rappels" et, effectivement, mes habitudes reviennent d'elles-même petit à petit, ainsi que mon anglais -parce qu'avec mon frère, on parle français-. A la fin de la semaine, mon tuteur me ramène chez lui et m'informe qu'une nouvelle lettre est arrivé. Tasso doit vraiment être un génie pour retrouver les gens et les choses comme ça...

***
Je dois écrire une histoire pour la suite... Ainsi que trouver un alias, une tenue ainsi qu'un masque. Il me reste encore dix-huit jours. Quoi ? Je suis trop précis ? Désolé, mais on ne me changera pas. Alors...
Pour l'alias... Un simple anagramme et quelques accents pour la prononciation et un grand merci à Maurice Ravel de me prêter ton nom !
Pour la tenue, rien de bien compliqué. Un costume simple. Et étant donné que je ne pourrais rien marquer sur mes bras, un carnet avec une couverture en cuir et un crayon.
Pour le masque... Problème ! Je n'ai aucune idée de quoi porter.

Je vais alors me promener dans les bas quartiers de Londres, de loin bien plus intéressants pour moi que ces bâtiments neufs où ne traînent que des êtres méprisants. Je tombe finalement sur ce qui semble être un masque à gaz accroché à la porte d'une maison délabrée. Je toque. Une vieille dame apparaît avec un sourire éclatant, couverte d'un léger châle lui couvrant les épaules.

-Que puis-je faire pour toi, jeune homme ? Me demande-t-elle chaleureusement
-Pourrais-je vous emprunter le masque à gaz qui est sur votre porte, s'il vous plait ? Demandais-je en souriant. J'en ai besoin pour le bal de Torquato Tasso.

Elle me fit de grands yeux puis me regarda puis le masque, continuant le manège pendant une poignée de minutes. Je l'interrogea du regard.

-Ce n'est pas un masque à gaz, petit ! Mais un masque d'infamie. Il sert à torturer les gens, pas à un bal ! On le destinait aux maudits pas...
-Ça convient parfaitement à un enfant maudit alors, la coupais-je alors qu'elle me sermonnait.

Il y a un siècle, on racontait que les enfants aux yeux rouges apportaient le malheur. Alors, après ma rencontre avec Méphisto, j'avais essayé un tour de magie qui a fini par m'envoyer dans les Terres du néants et qui a rendu mes yeux rouges. La grand-mère m'offrit alors le masque ainsi que des lunettes d'aviateur brisées. Elle m'exposa aussi la raison pour laquelle elle possédait ce masque -que je révèlerai peut-être plus tard-. Enfin, je fini par rentrer chez mon frère. Trois jours plus tard, je reçu le règlement du bal. Les dix prochains, j'appris à danser. Et les cinq derniers, à faire ce qu'il me plaisait.
***
Le grand bal est pour ce soir. C'est fou ! La ruelle est noire de monde, pas uniquement grâce à la nuit ! Perché depuis les toits de Londres, la vue est magnifique. On dirait que les étoiles se sont déposées sur la ville pour cette occasion, et l'astre lunaire qui sourit, d'un sourire aussi fin que le chat du Chessire et aussi joyeux que le Joker... Sur le perron de la dame de fer, on voit défiler les cadeaux de tous genres des nombreux conviés. Un bruissement d'ailes et des corbeaux s'envolants attirent mon attention en contre-bas. C'est une jeune très élégante qui vient de faire son entrée, et avec panache !
Je descends finalement de mon perchoir avec un saut périlleux et atterrit lestement sur la pointe des pieds. J'enfile mon masque et me dirige vers celui qui semble être Torquato Tasso. Il est impeccablement habillé et son masque doit faire le plus grand des honneurs à l'Angleterre. Je me présente alors.

- Je vous souhaite le bonsoir! Vous êtes le bienvenu au grand Bal d’Été! Néanmoins, je vous prie de bien vouloir me remettre votre invitation. Sans cela, j'en suis sincèrement navré mais je serais malheureusement dans l'obligation de vous refuser l'entrée à cette remarquable soirée.

Ah oui ! Il doit parler de l'histoire. Quoi ? Vous pensiez que je l'avais oublié parce que je n'en avais pas parlé ? Eh bien, non !  Après avoir trouver ma tenue ainsi que mon masque, je n'avais plus qu'à fouiller dans tous mes écrits pour trouver la meilleure histoire ! Je plonge alors ma main dans la poche intérieure de ma veste et en sort le papier plié en quatre. Tasso le saisi et commence alors sa lecture. Puis, il me tendit un élégant badge avec un homme de profil dessiné que je rangeais au même endroit d'où était sorti la feuille que je lui avait donnée. Il me conduisit alors devant une porte recouverte d'or. Après une dernière poignée de main, j'entra dans l'immense pièce. Le haut plafond était parsemé de lustres qui illuminaient la salle de mille feux, les murs tous aussi dorés que la porte et un magnifique buffet dûment garnis occupait le fond du lieu. Quelques personnes étaient assises, discutant, riant. Les danseurs et danseuses semblaient glisser sur l'air et l'orchestre jouait l'été dans toute la pièce.

Je déglutis difficilement devant toute cette magnificence. Maintenant, hors de question de faire un pas en arrière !


Dernière édition par Astân Rävel le Jeu 17 Juil - 11:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Astân Rävel)   Mar 8 Juil - 13:22

Le membre 'Astân Rävel' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Plongeon de Tortue' :

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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Astân Rävel)   Jeu 10 Juil - 23:22

Norther Winslow
"Le plus grand poète d'Ashton et de Spectre"

Il était rare qu'un bal, même le plus insignifiant, ait lieu sans un maître de cérémonie pour veiller à ce que tout se déroule bien, une personne chargée d'animer et d'organiser l'événement. Celui-ci ne faisait pas exception à la règle! Le grand Bal d’Été se devait d'avoir un maître de cérémonie dont la compétence était proportionnelle à l'ampleur de la soirée. Naturellement, Norther Winslow, de passage à Londres pour affaires, fut un choix évident. C'était un actionnaire très fortuné, à la tête d'un vaste empire financier, mais malgré cela, il se trouvait être un homme sympathique, sociable et aux nombreuses relations. De plus, bien que discret et original, Norther pouvait honorablement figurer au panthéon des belles plumes.

C'était donc Norther Winslow qui animait le bal, mêlant vigilance et affabilité merveilleusement bien. Il annonçait lui-même les différentes compositions jouées par l'orchestre, présentait quelques oeuvres inédites ou mettait parfois en place des jeux d'esprits. D'âge mûr, le gentleman pouvait facilement être vu comme un ahuri, mais était seulement quelqu'un de peu complexe et préférant la simplicité. Son accoutrement, un banal costard, contrastait avec les magnifiques tenues des autres convives. Alors qu'il commentait joyeusement les acrobaties de La Camargo, dans une forme stupéfiante, Norther aperçut l'un de leurs invités "spéciaux". Il aborda aussitôt ce jeune homme au masque très original, préférant ne pas manquer l'occasion.

- Bonsoir! Comment te portes-tu ? Je me présente, Norther Winslow, l'actuel maître de cérémonie. Cela aurait dû être Torquato, mais notre ami est apparemment d'une timidité maladive. A croire qu'il préfère accueillir rapidement nos invités plutôt que de passer la soirée entière avec eux! Quel noble individu, cependant. Oh, la soirée ne fait que commencer, j'espère que tu en profites comme il se doit! Tu devrais essayer un des cocktails que l'on sert ici, ils sont délicieux.

Le poète marqua une courte pause, le temps de saluer un autre gentilhomme et d'indiquer à l'orchestre d'attendre quelques instants avant de commencer la composition suivante. Il adressa un sourire éclatant à son jeune interlocuteur.

- Je ne peux pas rester plus longtemps discuter, malheureusement. Et j'aimerais beaucoup te donner un badge, comme il est de coutume entre bonnes gens - il est agréable de te parler, je t'assure -, néanmoins, c'est au-delà de mes prérogatives. Du moins, pour le moment. Cela me fait cependant de la peine de te laisser ainsi... Je pense que Torquato Tasso ne m'en voudra pas si je te recommande à la prochaine personne que tu croiseras. N'oublie surtout pas de dire que je te parraine! Si l'on te donne un badge, tu en recevras donc un deuxième! Mais attention, mon jeune ami, tu n'as le droit qu'à une seule chance. Sur ce, je file! Puisses-tu passer une excellente soirée!

Norther s'éclipsa, pressé par sa tâche vitale. Il ne pouvait se permettre de rester absent de son poste plus de quelques minutes! L'homme d'affaires reprit le court de ses activités, plus motivé que jamais.

[Score d'Astan Ravel: 1 badge
Vous n'avez pas de défi proposé, vous pouvez relancez le dé.
Au prochain défi, si vous le réussissez, deux badges vous seront offerts.
Cependant, en cas de défaite, vous n'aurez aucun badge et le défi suivant ne rapporta plus deux badges si il est réussi.]
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Astân Rävel)   Dim 15 Fév - 22:33

Mes prunelles émerveillées se posèrent alors sur la foule, et en particulier sur une femme vêtue d’une courte jupe beige et portant un masque rose. Après toutes les acrobaties qu’elle avait exécutées en rentrant, elle effleura du bout des doigts les plumes de son masque, le plus pailleté qu’il m’ait été donné de voir – il faut dire qu’il est rare que j’assiste à des bals masqués-. J’imitai les autres convives qui l’applaudissaient alors qu’un gentleman commentait joyeusement ses exploits. Alors que la danseuse reprenait de plus belle sa course en direction d’une demoiselle vêtue de rouge, ledit gentleman m’aborda :

- Bonsoir! Comment te portes-tu ? Je me présente, Norther Winslow, l'actuel maître de cérémonie. Cela aurait dû être Torquato, mais notre ami est apparemment d'une timidité maladive. A croire qu'il préfère accueillir rapidement nos invités plutôt que de passer la soirée entière avec eux! Quel noble individu, cependant. Oh, la soirée ne fait que commencer, j'espère que tu en profites comme il se doit! Tu devrais essayer un des cocktails que l'on sert ici, ils sont délicieux.

- Enchanté de faire votre connaissance ! Je me prénomme Astân, Astân Rävel.  

… Pourquoi je me présente ? Non, je ne sais pas… Un maître de cérémonie, ça connait tout le monde, non ? Bref, passons, moi et mes réflexions…

- Il est vrai que Monsieur Tasso doit être d’une noblesse remarquable, au vu de ce qu’il demande à ses invités, sans ironie. Quant aux cocktails, je ne doute pas un instant qu’ils soient exquis.

C’est vrai, ce serait le comble sinon ! Enfin, pour le moment, ça se passe bien, mis à part que mon poing gauche commence à se crisper à cause du stress. Je profite du fait que Winslow salue un autre gentleman et demande un instant à l’orchestre avant de jouer la musique suivante pour souffler discrètement. J’avais, inconsciemment cessé de respirer depuis qu’il avait commencé sa tirade, qu’il reprit juste après :

-Je ne peux pas rester plus longtemps discuter, malheureusement. Et j'aimerais beaucoup te donner un badge, comme il est de coutume entre bonnes gens - il est agréable de te parler, je t'assure -, néanmoins, c'est au-delà de mes prérogatives. Du moins, pour le moment. Cela me fait cependant de la peine de te laisser ainsi... Je pense que Torquato Tasso ne m'en voudra pas si je te recommande à la prochaine personne que tu croiseras. N'oublie surtout pas de dire que je te parraine! Si l'on te donne un badge, tu en recevras donc un deuxième! Mais attention, mon jeune ami, tu n'as le droit qu'à une seule chance. Sur ce, je file! Puisses-tu passer une excellente soirée!
- Très b…

Avant même que j’ai pu terminer ma phrase, l’homme avait disparu. Je me dirigea alors vers le buffet.
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MessageSujet: Re: Phase N°1: Rencontres (Astân Rävel)   

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Phase N°1: Rencontres (Astân Rävel)
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