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 Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]

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Charles-Henri

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MessageSujet: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   Mar 9 Sep - 19:43

Je sors enfin de cette réunion après des heures d'écoute et de débats. Celle ci avait durée beaucoup plus longtemps que prévu, mais ceci, était à prévoir. La chaleur de l’intérieur n'était pas si haute, mais rester quatre heures avec une centaine de personnes dans la même pièce générai de la chaleur. Dégoutant de transpirer. Mais, je ne regrette en rien d'être venu. Je suis le successeur de cette compagnie et il est de mon devoir de me renseigner et de me préparer au jour où je prendrai le service. De plus, il est agréable de parler des heures durant avec des personnes cultivées et qui savent de quoi elles parlent. Même cela avait duré....Combien de temps ? Nous avons commencé à seize heures....Quelle heure est il maintenant ? Je jette un coup d'oeil à ma montre. Minuit moins cinq. Je soupire: beaucoup plus longtemps que prévu.

Le brouhaha derrière moi confirme que les autres ne vont pas tarder à sortir. Je m'écarte de l'entrée principale, laissant passer le flot de personnes qui arrive. Je pense qu'il sont tous sortis, je jette un coup d'oeil derrière moi, craignant de me faire bousculer par un retardataire. Mon père. Il es là, impassible. Je le rejoinds.

-Père ? Rentrons nous ensemble ce soir ? Suggérai je doucement

Il se retourna vers moi et me fit un sourire bienveillant.

-Oh, fils. J'aimerai bien volontiers mais j'ai encore de la paperasse. Tu peux t'en aller. Ou même tu le dois. Tu as bien travaillé mon fils, tu dois prendre un peu de repos.

-Vous êtes sûr...? Je peux encore être utile...
-Va.

Un peu déçu, j'opine de la tête et fais quelque pas pour rejoindre la place centrale. Mais il me retient en m'appelant.

-Charles-Henri ?

Je tressaille. C'est inhabituel, il ne m'appelle jamais par mon prénom habituellement...Pourtant, je me retourne impassible.

-Je suis fier de toi.

Je lui fais un faible sourire et partis pour de bon. J'arrive au centre de la fameuse place. Je regarde les fiacres partir.... Je devrais peut-être en faire autant...Mais non. Pour une fois, si je faisais le trajet à pieds ? Mais pas question de passer par les bas quartiers, non pas question. J'ai encore de l'énergie à revendre et rien de tel qu'une petite marche au clair de lune pour s'aérer.

Sitôt pensé, sitôt fait. Dans l'efficacité, je tourne les talons et prend la rue à droite. Je marche, pendant un temps que je ne pourrais déterminer dans les rues de Londres, me perdant dans les architectures, les dorures. Mais je sais que je suis dans la bonne direction.

J'arrive devant l'arrière de la résidence de Yume. Je lève la tête vers sa fenêtre. Ses rideaux sont fermés mais sa lumière allumée, et je distingue sa gracieuse silhouette. Elle n'est donc pas couchée ? Et durant deux minutes environ, j'observe son ombre se mouvoir dans le silence de la nuit. Un seul mot aux gardiens et je suis rentré. Je pourrais avoir sa compagnie. Elle ferai mine d'être en colère mais je suis sûre qu'au fond, elle sera ravie...

Mais ce soir, quelque chose m'en empêche. Mon mouvement de déplacement vers le portail resta en suspension et un étrange sentiment m'envahit. Un mélange de lassitude et de....Je ne sais pas, j'ai l'impression que mon coeur se fait écraser....Non ! Mais comment puis penser cela ? Je suis un être parfait ! Je ne peux être lassé, ni être triste en quelques manières ! Mais qu'ai je alors ?  Une petite marche me fera le plus grand bien. Ca m'éclaircira les idées. Alors je reprend ma marche.

Je dois traverser un parc. J'ai horreur de ce genre d'endroit mais étrangement ce soir, cela ne me fait rien. La lune se cache sous quelques nuages. Dénué de monde, il paraît même accueillant. Je ralentis le rythme et sors mon portrait de poche de Yume. Il est miniature, il tient facilement dans la poche droite intérieure de ma veste. Personne ne s'en est jamais douté. Je l'ai commandé à un peintre professionnel quand nous visitions la volière royale. Ce jour là, elle était très jolie. Elle est tout le temps très jolie, mais....Mais...Mais je m'égare. Elle portait pour l'occasion une grande robe bleue et blanche et ses cheveux étaient pour cette occasion, ondulés à l'anglaise. Elle avait un de ces plus beaux sourires, ceux qu'elle ne me fait jamais et un oiseau blanc s'était posé sur sa main pour picorer des graines. C'est mon porte bonheur, je le regarde lors de ces moments d'égarement. Puis un coup de vent malin, fit s'échapper au loin le portrait de mes mains. Zut ! Elle m'échappe déjà dans la réalité, alors pas question que son portrait se rebelle lui aussi !

Le portrait atterrit aux pieds d'un individu (le manque de lumière cache son visage) que je n'avais pas remarqué. Il le ramasse.

-Merci mon brave ! Je vous suis très reconnaissant. Pourriez vous me rendre ceci, c'est très important à mes yeux....


La lune réapparaît dans le ciel, éclairant enfin le visage de mon interlocuteur. Je le reconnaît immédiatement, ce qui me met dans une rage folle. Je serre les poings, serre les dents. C'est cette créature immonde qui m'a volé ma Yume. En deux jours, elle l'adorait tandis que moi....La jalousie recommença a me consumer. Je réussi à siffler entre les dents:

-Vous !

Un silence. Puis je repris, de plus en plus en colère:

-Que faites vous aux alentours de chez Yume, hum ? Oh, je vois... Vous avez beau être la créature la plus hideuse, monstrueuse et inférieure, vous ne pouvez ignorer que la fortune de notre famille dépasse celle de la famille royale.... Vous venez la voler....Je savais qu'il ne fallait pas vous faire confiance....Elle est trop naïve, elle se laisse amadouer par votre apparence de chat. Elle ne voit pas votre véritable nature....Celle du monstre.
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MessageSujet: Re: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   Lun 15 Sep - 3:24

Ce n’était qu’une soirée ordinaire dans les rues de Londres. Les rues étaient calmes et tranquilles et la lune faisait sa timide derrière les nuages, ne partageant sa lumière que de temps à autres. Presque tous les habitants de la grande ville étaient rentrés dans le confort de leurs maisons, mis à part les truands et les oiseaux de nuit qui n’ont pas froids aux yeux. Dans la douceur de cette nuit, un garçon  presque normal se promenait dans le parc. Oui, presque normal. Enfin, cela dépend de votre vision de la normalité. Des oreilles de chat, il n’y a pas de quoi en faire un plat, pas vrai?

L’homme-chat promena ses pieds nus sur le sentier tranquillement, souriant à l’air frais et le silence des lieux. Silence qui d’ailleurs fut perturbé par un petit tintement venant du sol. Cheshire baissa les yeux, curieux et ramassa le mystérieux objet. Une voix familière s’éleva, mais la noirceur l’empêcha de voir de où elle provenait.  

-''Merci mon brave ! Je vous suis très reconnaissant. Pourriez-vous me rendre ceci, c'est très important à mes yeux....''

Mademoiselle la lune décida de se montrer le bout du nez à ce moment, éclairant le Chat et son interlocuteur. Quand celui-ci le reconnut, un éclair de colère traversa ses yeux alors qu’il s’écria :

-''Vous !''

Chessur ne répondit pas, se contentant de l’observer en silence. L’autre se lança dans une suite d’accusations et d'insultes dont le chat manqua quelques morceaux.

-''Que faites-vous aux alentours de chez Yume, hum ? Oh, je vois... Vous avez beau être la créature la plus hideuse, monstrueuse et inférieure, vous ne pouvez ignorer que la fortune de notre famille dépasse celle de la famille royale.... Vous venez la voler....Je savais qu'il ne fallait pas vous faire confiance....Elle est trop naïve, elle se laisse amadouer par votre apparence de chat. Elle ne voit pas votre véritable nature....Celle du monstre.''

Il se tut finalement et semblait attendre une réponse. Contrairement à ce qu’il devait s’attendre, l’accusé éclata de rire.

-''Oh mais vous vous méprenez, corrigea le chat, tout sourire, Je n’ai que faire de votre richesse matérielle.''  Il tourna la tête sur le côté d’un air amusé, étudiant son jeune interlocuteur de la tête aux pieds.

Cheshire susurra :

-''Est-ce cette sournoise jalousie qui parle?  Douce nature humaine… parfaite d’imperfections…''

Il suivit le regard du jeune homme vers le petit bout de métal que Chessur avait ramassé. Un sourire mesquin se glissa sur ses lèvres.

-''Si je ne me trompe… voilà un objet bien précieux.''

Chessur disparu quand le jeune homme tenta de reprendre son bien de force avant d’apparaître de nouveau, la tête à l’envers, flottant à quelques mètres du sol. Il observa la breloque avec intérêt. Il s’agissait du portrait de quelqu’un qu’il connaissait bien.

-''Je me questionne… Est-ce l’objet qui est précieux ou l’être représenté?''

Il ricana devant le jeune homme qui semblait bouillir de l’intérieur. Chessur lança la précieux portait en l’air et le rattrapa en mélangeant ses mains de façon à ce qu’on ne pouvait pas savoir dans quelle main il était et dit joyeusement :

-''Jouons à un jeu voulez-vous? Je ne crois pas qu’il soit trop compliqué pour votre petit cerveau… Il suffit de deviner dans quelle main est l’amour de votre vie!'', dit-il, son célèbre sourire s’étendant sur ses joues.
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Charles-Henri

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MessageSujet: Re: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   Lun 15 Sep - 6:30

Le chat brisa son silence enfin. Mais il aurait mieux fait de se taire. Car au lieu de reculer, de se mettre à mes pieds, et de me rendre mon bien comme toute personne normale l'aurait fait, il se mit à rire.... A RIRE ! Comme ultime provocation, son rire perça le silence, me mettant plus hors de moi. Je ne savais pourquoi mais cette créature naïve avait le don de me mettre dans un état de fureur extrême....Alors que d'habituel, je gardais mon sang froid. Rien que son visage, une douleur, comme un poison ravivait mon coeur de la flamme de la fureur.

-''Oh mais vous vous méprenez, corrigea le chat, tout sourire, Je n’ai que faire de votre richesse matérielle.''  Il tourna la tête sur le côté d’un air amusé, m'étudiant de la tête aux pieds.


Mais ce n'était pas fini, oh non !  Ce chat voulait me voir plus en colère encore, comme si le fait de me voir ainsi l'amusait. Et pour en doubler l'effet, il utilisa ma bonne vielle technique, celle que j'utilisais quand les autres concurrents étaient à bout. Il susurra :

-''Est-ce cette sournoise jalousie qui parle?  Douce nature humaine… parfaite d’imperfections…''


En effet, l'humain était parfait...Certains comme moi, plus que d'autres....Et d'autres gachent leur potentiel. Mais...Tout être qui ressent est ainsi. Voilà pourquoi ce félin voulait leur ressembler. ET oui j'étais jaloux, moi le grand, le magnifique, le terrible Charles-Henri. Et alors ? J'avais de quoi ! De quel droit cette chose bouleversait la vie de ma fiancée ? Cela ne me rendait pas moins parfait car comme me disait mère: "La jalousie n'est pas un défaut mais une preuve d'amour".

-''Si je ne me trompe… voilà un objet bien précieux.''

Mais...Rah ce petit sourire mesquin ! Comment peux t'il m’énerver au delà de mes limites ? Ce n'est qu'un...Qu'un chat ! Un chat de gouttière voulant ressembler à un homme ! C'est tout ! Mais alors pourquoi...? En vue de ce sourire, il n'avais pas l'intention de me le rendre....Alors que j’amorçais un geste pour le lui reprendre (c'est à moi) Il disparut, une fois encore et réapparut à côté, en lévitation et la tête à l'envers. J'étais beaucoup moins troublé que la première fois, mais je l'étais tout de même, pour ce manque de normalité. Et la gravité  ?

-''Je me questionne… Est-ce l’objet qui est précieux ou l’être représenté?''


J'avais presque envie de sourire: le faisait il exprès ? Parce que si non...Il était encore plus stupide que je le croyait...

-''Jouons à un jeu voulez-vous? Je ne crois pas qu’il soit trop compliqué pour votre petit cerveau… Il suffit de deviner dans quelle main est l’amour de votre vie!''

Qu'avais je à perdre ? Rien. Je sais bien que quelle que soit celle que je choisisse, ce sera la mauvaise. Je n'aurais plus qu'a le menacer avec mon revolver. Personne n'y était invulnérable. Même pas lui.

-Entendu. Mais je vais vous donner votre réponse, puisque vous me faites un peu pitié. C'est l'être qui compte. Mais, cet être m'échappe. Pour l'instant. Alors je me contente de ça. Pour l'instant. Ça me redonne du courage. Mais je suis patient car je sais que tôt ou tard, elle tombera dans mes bras. Et je suis étonné que vous ayez l'audace de parler de parler d'amour alors que vous ne connaissez rien de lui. Et vous ne le connaitrez jamais, car personne ne voudra de vous. Ni un chat, ni un humain. On est soit l'un, soit l'autre et non les deux. La nature vous a bien puni en vous ôtant le privilège de pouvoir être aimé.... J'ai pitié de vous mon brave. Et puis...Qui sait ? si ça se trouve bous ne ressentez rien.


Après ces mots, je réfléchis. Le choix le plus logique est la main droite. Mais forcément, cette créature en est dénuée. C'est donc la gauche. Et ma main est prête à tirer. Mes reflexes me rendent très rapide. Il sera mort avant d'avoir pensé a disparaitre.

-Et je dirai la main.....gauche.
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MessageSujet: Re: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   Mer 17 Sep - 22:44

Le jeune homme émit un discours à propos du Chat avant de répondre à une question pourtant bien simple, discours que celui-ci écouta sans broncher, légèrement ennuyé. Cet humain se croyait vraiment. Chessur attendit poliment sa réponse sans vraiment écouter jusqu'à qu'il choisisse enfin une main. Le Chat sourit largement et ouvrit ses poings, trop heureux devant l'air ahuri de son interlocuteur. Comment pouvait-il s'être trompé, lui qui devait savoir tout sur tout? Ses deux mains étaient vides. Où était son bien? Cheshire ricana avant de sortir le précieux objet de sa poche. Personne ne pouvait le battre à un jeu d'illusions.

-''En effet, je ne m'y connais pas vraiment en amour.'', commença-t-il calmement en faisant tourner la broche entre ses doigts. ''Mais je ne suis pas aussi ignorant et mal éduqué que vous le croyez. Je comprend certaines choses. Je sais qu'on ne possède pas quelqu'un que l'on aime. Si vous vous sentez menacé parce que vous ne voulez pas vous la faire voler, c'est que vous n'avez rien compris.''

Il prit une pose et, comme pour appuyer ses dires, lança la broche en l'air et la rattrapa avant de poursuivre en planta ses yeux brillants dans ceux du jeune homme.

''Si vous la voyez comme cet objet c'est que, comme moi, vous ne savez pas ce que c'est d'aimer.''

Il prit une courte pause et fit disparaître la broche entre ses doigts pour garder l'attention de son interlocuteur.

''Pour répondre à votre petit discours, je dirai ceci: Autant que vos richesses matérielles, je n'ai que faire de votre pitié. Ce n'est pas la nature qui m'a créé et me contrôle. Je suis issu d'un rêve et ce sont les rêveurs qui me donnent une raison d'être. Et comme vous l'avez constaté, l'amour ne m'intéresse pas personnellement.''

Le Chat parlait d'un ton calme, énigmatique et sans émotions. Son ton était détaché et il était impossible de savoir à quoi il pensait.

''Je suis un observateur. Ce qui m'intéresse, c'est les choses intéressantes. La seule raison pour laquelle je tiens à Yume est parce qu'elle est distrayante. Rien de plus.''

Cheshire se retourna à l'endroit, guettant une réaction. L'autre fulminait, il pouvait le deviner à ses poings fermés, comme prêts à frapper. Frapper quoi? Le vide? Car c'était ce que Cheshire était. Un courant d'air, une ombre. Il semblait l'avoir compris, car il se contenta d'essayer d'attraper le portrait qui était réapparut entre les doigts du Chat en grognant:

-''Je n'ai pas à écouter les paroles d'un fou!''

Le mot déclencheur. Les oreilles de Chessur frémissèrent. Il leva le bras hors de portée du jeune homme et rit.

-''Fou? Oh mais nous le sommes tous. Vous êtes fou d'elle. Elle est folle d'un autre...'', conclut-il avec un sourire narquois.

Ce fut la goutte de trop, il faut dire que Chessur ne savait pas vraiment quand s'arrêter, ce qui lui a valu bon nombre d'ennemis. Était-ce vraiment méchamment? Il n'était jamais d'un côté ou d'un autre, pourtant tout le monde le trouvait prétentieux et arrogant. Tous sauf Yume...
Néanmoins, il était possible que tôt ou tard, cela provoquerait sa perte. Ce soir-même, qui sait? C'est ce que laissait supposer de bout de métal allongé que je le jeune homme avait sortit de sa veste en un éclair et qu'il pointait sur le chat.

La fin se trouvait-elle devant le canon?
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MessageSujet: Re: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   Sam 20 Sep - 8:41

-''En effet, je ne m'y connais pas vraiment en amour.'', commença-t-il calmement en faisant tourner la broche entre ses doigts. ''Mais je ne suis pas aussi ignorant et mal éduqué que vous le croyez. Je comprend certaines choses. Je sais qu'on ne possède pas quelqu'un que l'on aime. Si vous vous sentez menacé parce que vous ne voulez pas vous la faire voler, c'est que vous n'avez rien compris.''

Je ne pouvais croire ce que j'entends: Cet animal essaye de me faire la morale ! C'est peine perdue ! Dans une autre situation, il aurait eu raison, ce qui aurait attisé ma colère. Mais que voulez vous ? Je réfléchis quand je parle, je n'ai donc jamais tort. Yume m'appartient et l'anneau à son doigt le prouve. Non pas qu'elle n'ai jamais essayé de l'enlever mais...L'anneau est fait pour son doigt, à été forgé dessus. Impossible de l'ôter et elle reste à moi.

''Si vous la voyez comme cet objet c'est que, comme moi, vous ne savez pas ce que c'est d'aimer.''


Yume n'est pas un objet c'est....c'est....Yume. Un être fragile, mais si pourtant si indépendante. Mais je ne veux pas qu'elle tombe dans les bras d'un autre. Jamais. Surtout que dans cette période, elle est si instable.Je l'entends parfois se dire à elle même qu'elle ne sait plus ce qu'elle ressent. Alors....Je l'aime et j'en suis certain. Ce chat devrait savoir que l'amour est un si beau sentiment, mais si....Égoïste en un sens, et rempli de jalousie.

''Pour répondre à votre petit discours, je dirai ceci: Autant que vos richesses matérielles, je n'ai que faire de votre pitié. Ce n'est pas la nature qui m'a créé et me contrôle. Je suis issu d'un rêve et ce sont les rêveurs qui me donnent une raison d'être. Et comme vous l'avez constaté, l'amour ne m'intéresse pas personnellement.Je suis un observateur. Ce qui m'intéresse, c'est les choses intéressantes. La seule raison pour laquelle je tiens à Yume est parce qu'elle est distrayante. Rien de plus.''


Toutes ces paroles résonnaient en moi: "distrayante, rien de plus" ? On ne tient point à quelqu'un parce qu'il est distrayant enfin ! Soit c’était l'être le plus horrible qui soit, soit il était encore plus stupide que je le pensais... J'avais encore envie de lui faire la morale, il faut dire. L'amour, personne ne s'y intéresse. Comment ? Vous pensiez vraiment que j'avais imaginé avoir le temps pour aimer ? Et surtout qu'il s'agit de Yume. Au début, je la trouvait trop excentrique, bruyante, immature. Elle n'avait rien compris à notre société et je la considérais comme "le pire modèle de femme"... Puis, le temps a passé et l'amour est venu. Si quelqu'un m'avait dit qu'un jour je l'aimerai, je l'aurais sorti à la minute en le traitant de fou à lier. Je suis peut-être un peu fou moi aussi, de l'aimer...Zut mais ce monstre me met les idées à l'envers ! Le fourbe ! Je ne suis pas fou, je suis une personne respectable. Je voulais juste dire: ce n'est pas vous qui venez chercher l'amour, c'est l'amour qui vient à vous. Malgré, cela je m'énervais de plus en plus, de seconde en seconde contre cet être si inférieur à moi. J'en avais assez de ce petit jeu. Je tentais de reprendre mon bien, encore une fois.

-''Je n'ai pas à écouter les paroles d'un fou!''

-''Fou? Oh mais nous le sommes tous. Vous êtes fou d'elle. Elle est folle d'un autre...''
, conclut-il avec un sourire narquois.

Ses paroles eurent l'effet d'un pieu dans mon cœur, autant pour la justesse de ces propos que pour leur brutalité. C'en était trop ! Ce chat avait dépassé les bornes, il fallait qu'il paye cet affront ! Je fais toujours ce que je dis, par conséquent, à la vitesse de l'éclair, je sortis mon pistolet et le pointait sur sa tête:

"-Oh, voilà c'est mieux ainsi. Je vais tirer et la balle partira tellement vite que vous ne sentirez presque rien. Vous serez mort à la seconde. Voilà qui échange bien les positions n'est ce pas ? Vous allez mourir, moi reprendre mon bien et je ferai tout pour que vous disparaissiez de la mémoire de Yume. Avant de mourir, je tiens à vous dire une dernière chose: personne n'est intéressé par l'amour, il vient à vous le moment venu. Mais on dirait que votre vie sera trop courte pour que celui ci s’intéresse à votre cas. Une dernière volonté ?" Puis je pris un air étonné, comme si je me souvenais de quelque chose puis lui adressa un sourire mauvais, cruel. "Oh ! Suis je bête ! Seuls les vrais hommes y ont le droit."

J'appuya sur la détente. Mais au même moment, des bruits de pas se firent entendre, proches. Le chat et moi même en furent très étonnés. Moi, un peu paniqué. Mon bras dérapa et la balle se logea dans son épaule, faisant apparaître une immense tache rouge sur l'épaule de l'homme chat. Mais il ne fallait pas perdre de temps. A la vitesse de l'éclair, j'empoignais celui ci par derrière et nous entraina derrière un arbre. Une main sur sa bouche (s'il gémissait de douleur, on serait repéré), l'autre avec mon pistolet, sur sa tempe, tout deux regardions l'inconnu qui venait troubler notre "conversation".  

Un simple garçon des rues à première vue: une gavroche noire enfoncée sur ses yeux, une chemise blanche, veston noir, grand pantalon corsaire et des bottes de la même couleur que le veston. Serai t-il un garçon des mines ? Ou bien un simple messager. Il en avait la carrure, bien qu'assez petit et chétif.Il courrait en boitillant.Il ne nous gênerait pas très longtemps, et je ne pose pas la main sur des innocents, aussi misérables et sales soit ils.

Puis un coup de vent farceur fit s'envoler la gavroche. Son visage fut dévoilé. Je me mordis la lèvre pour ne pas crier de surprise. Une voix que je ne connaissais que trop bien:

"-Oh zut !"


Oh, si belle messagère... Ses deux nattes faites à la va vite et dissimulées par la gavroche auparavant, se dénouèrent, faisait tomber une cascade de cheveux sur ses épaules. Ses grands yeux verts. Ce visage si délicat. Yume. Ca ne m'étonnait pas qu'elle s'enfuit. En plus, elle adorait se déguiser. Celle ci sautilla pour reprendre son couvre chef et une fois celui ci récupéré, elle s'assit sur le banc juste en face de notre arbre pour refaire ses tresses. J'eus ainsi le loisir de la regarder plus en détails. Je vis que le bout de ses doigts étaient encore plein de sang, tout abimés et ses yeux rougis, comme après les larmes. Et elle boitillait. Je devinais aisément qu'elle sortait de l'une de ses crises. Je pensais que celles ci allaient mieux... Et qui sait ? Peut être que le félin, avec sa vue nocturne voyait plus de choses que moi. Yume avait entendu la détonation, alors elle regardait autour d'elle, méfiante. Elle aimait ce parc, mais je comprends qu'elle ne veut pas s'y attarder...C'est mieux pour nous d'ailleurs. Elle replace les nattes dans sa gavroche, qu'elle ré enfonça sur ses yeux, remis sa sacoche en place sur son épaule et repartit aussitôt, malgré sa jambe.

J'attendis quelques minutes, histoire qu'elle ne reviennent pas, puis nous sortit de notre cachette. J'étais lasse, et triste aussi. La voir comme ça me désolait. Je relâchais le félin, mais je ne le menaçais pas de mon arme cette fois. Je ne fis que soupirer et me laisser tomber sur le banc. Je ne dit rien et je n'avait rien à dire. Je me demandais simplement ce que..."Cheshire" ? Pensait de ce qu'il venait de voir.
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MessageSujet: Re: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   Sam 27 Sep - 0:04

Trop fasciné par l’étrange objet pointé sur lui, Chessur ne prit pas le temps de disparaître quand la balle toucha son épaule. Ses oreilles frétillèrent et il n’entendit pas les bruits de pas tant la détonation résonnaient dans ses oreilles. Ses yeux s’agrandirent sous la douleur. Douleur…? Mais qu’est-ce que c’était? Qu’était-ce cette sensation qui lacérait son épaule? Il faillit tomber vers l’arrière quand il sentit une main l’agripper et le traîner derrière un arbre. Le portrait glissa de ses mains et tomba au sol. Il cligna des yeux et, ignorant la main appuyée sur sa bouche et l’objet posé sur sa tempe,  baissa le regard vers le liquide chaud et rouge qui coulait de la blessure. Oubliant presque la sensation de brûlure, il fixa la tache avec fascination quand la source des bruits de pas se rapprocha. Ses oreilles se tournèrent vers le bruit et ses yeux les suivirent.

Ce qui semblait être un jeune garçon boitillant se révélait être l’être représenté sur l’objet cause de toute cette histoire. Il sentit la main sur sa bouche se crisper légèrement. Le Chat observa la jeune fille fouiller les alentours avant de s’en aller. Quand l’autre fut certain qu’elle était bien partie, il le relâcha et s’écrasa sur le banc, déconfit. Cela devait avoir un lien avec les quelques blessures de sa bien-aimée.

En parlant du loup, le Chat jeta un regard vers la breloque tombée au sol dont l’amoureux semblait avoir oublié l’existence. Malgré la tache grandissante sur sa veste, le Chat sourit. Avant que le jeune homme puisse réagir, Chessur disparut et s’empara du portrait avant d’apparaître dans les airs.

-"Vous n’avez pas suivi les règles. ", dit-il simplement comme si c’était une évidence. "Je ne peux donc pas vous rendre ceci. "

L’autre se leva mais Cheshire avait retenu la leçon. Il ne laissa que son sourire et ses yeux brillants derrière lui, de sorte qu’aucune balle ne pouvait l’atteindre. Il ricana et poursuit :

"Jouons à autre chose voulez-vous? Il est évident que rester ici à parler ne nous mènera à rien..''

Alors qu’il disparaissait lentement, il murmura :

"Trouvez-moi avant que le Soleil se lève. Et n’oubliez pas de suivre les règles si vous voulez que je les suive."

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   Ven 12 Déc - 18:19

Je soupirai: Ma douce Yume... Si cet imbécile de chat ne me retenait pas, je vous aurai rattrapé, et ramené à la maison. Avez vous votre état ? Vous n'êtes pas en mesure de sortir, comme cela... Et où comptez vous aller, habillée en gueux....Surement dans des lieux trop dangereux pour vous, fréquentés par toutes sortes de voyous et... Je suppose que ce n'est pas la première fois, que vous sortez ainsi, n'est ce pas ?.... Ce n'est vraiment pas sérieux, vraiment... Ça me fait mal de l'admettre mais...Il semblerait que vous pouvez bien vous occuper de vous sans moi... Et....Mais ce sont mes vêtements, que vous portiez ! Il faudra vraiment avoir une discussion, demain. Je me reconcentrai sur mon "charmant" (ironie, bien entendu, je le déteste) compagnon. Comme je l'avais prévu -Dieu que je suis intelligent-, il ne paraissait pas du tout se soucier de l'état de Yume, lui. Après il ose employer les termes "je tiens à Yume".... Qu'aurai fait Yume, si elle était moi ? Si elle le détestait ? Elle lui aurait fait -je cite- "manger ses dents". Mais je ne suis point elle,  je ne fais pas preuve d'autant de barbarie. Mais quelle drôle de question je me pose là ! Décidément, ce chat n'est pas le seul a avoir la tête à l'envers, ce soir. D'ailleurs, en parlant de lui, il.... Je viens de me rendre compte de ce qu'il fait ! Le portrait ! Je n'y pensais plus ! Je me levai, mais il était trop tard. Il s'éleva dans les airs avec MON portrait dans les mains !

-"Vous n’avez pas suivi les règles. Je ne peux donc pas vous rendre ceci. "

Il ne laissa que son sourire et ses yeux brillants derrière lui, de sorte qu’aucune balle ne pouvait l’atteindre. Il ricana et poursuit, de sa voix si désagréable :

"Jouons à autre chose voulez-vous? Il est évident que rester ici à parler ne nous mènera à rien..''


Alors qu’il disparaissait lentement, il murmura :

"Trouvez-moi avant que le Soleil se lève. Et n’oubliez pas de suivre les règles si vous voulez que je les suive."


Il avait disparu, me laissant déconfit: un jeu ! Il voulait jouer ! Cette chose ne pouvait-elle pas prendre les choses au sérieux deux minutes ? J'avais l'horrible impression qu'il prenait tout les événements qui venaient de se dérouler pour...pour un jeu géant ! Il fallait qu'il se réveille. Nous ne sommes pas dans l'un de ces mondes de rêves tout rose que Yume invente, ni dans une cour de maternelles. Nous sommes dans la réalité. Et la vie n'est pas un jeu. Mais il fallait me rendre à l'évidence: le temps avançait, et il fallait bien que je descende à son niveau si je voulais récupérer mon bien. Me salir les mains ne m'enchantait guère, (c'est une expression, jamais je n'irai jusque là, même avec des gants) mais c'était malheureusement nécessaire. J'époussetai ma veste, et réfléchi: Où pouvait-il bien être parti ?

Suivons ma logique: Ce chat prenait un malin plaisir à attiser ma jalousie. Il ne choisira pas n'importe quel endroit. Un endroit....Nous nous sommes rencontrés qu'une seule fois... A un seul endroit. Et à ce moment, il...Je palis à ce souvenir quelque peu désagréable. Surement là-bas. A la chocolaterie. De toutes manières, je suis presque persuadé, qu'il n'a pas bougé, qu'il est là, invisible, à m’observer avec malice. Ses tours de passe-passe ne m’impressionnent pas. Ce n'est pas si loin d'ici, et j'ai jusqu’à l'aube.

Je me mis en marche, les sens en alertes. J'apercevais les colonnes fumantes de l'usine, et je me dirigeais vers elle. Mon honneur et ma fierté était en jeu. De plus, c'était symbolique. Ce n'était qu'un portrait de Yume, mais la tournure des choses donnait l'impression que Yume, MA Yume, était véritablement en jeu.

Je finis par arriver, à l'endroit exact de notre rencontre. Pas de petit bonhomme esclave étrange et exotique, ni de chocolatier parasite dans le coin. Parfait. J'étais seul. J'inspirai: qu'avais je à perdre ?

"-Je crois que vous êtes ici."

Si dans quelques minutes, il n’apparaît pas, je m'en vais chercher autre part.
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MessageSujet: Re: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   Mer 13 Mai - 21:52

Et bien, je me vois forcé de clôturer ce rp avec l'élimination de Cheshire, bien triste puisque cette histoire s'annonçait bien partie. Très agréable à lire, surtout tout l'échange autour de l'amour. Voici la fin telle qu'elle sera retranscrite dans les grimoires immémoriaux :
"Charles-Henri eut beau chercher partout où il le pouvait, il ne retrouva jamais le chat malicieux, ni son précieux portrait. A-t-il abandonné les recherches pour autant ? Qui sait...".

Récompenses :


- 30 points de folie à Charles-Henri !
- 110 points d'expériences également pour lui.


Classifications :

Acte I - Londres (4)


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MessageSujet: Re: Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]   

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Certains sont plus hostiles que d'autres [Londres N°4]
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