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 La malédiction d'Ara-machin-truc.

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Suika

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MessageSujet: La malédiction d'Ara-machin-truc.   Dim 11 Oct - 17:05

Suika commençait à perdre patience. Elle avait tout de même tenu trois heures, et méritait une médaille pour cela. Vous pensez qu'une médaille, c'est exagéré ? Voyez-vous sincèrement Suika rester assise sans bouger, par terre, dans le froid, attendant que la générosité des passant pointe le bout de son nez ? Non.
Elle regarda les deux petites pièces dans le fond de son chapeau. *C'est une blague?*

-Non mais sérieux ? Ça vous tuerait de me filer autre chose que des pièces de un pound, espèce de radins ? Cria-t-elle

Les gens commençaient à s'éloigner. Vous resteriez à côté d'une clocharde qui insulte tout le monde ?
La clocharde en question attrapa par le col la première personne à portée de bras et commença à la secouer.

-Bon, alors, vous vous bougez ? Allez, sortez votre porte monnaie !

Ah ! Elle commençait à devenir agressive... et ça virait au racket.
Un policier sortit de nulle part les sépara, conseillant fortement à la Pastèque de partir sur le champs. Et c'est en shootant dans un cailloux qu'elle s'en alla, profondément énervée. Elle marcha sans but quelques temps. Elle s'arrêta près d'un lac (depuis quand y avait-il un lac, ici ?), ramassa un galet et le jeta. Le cailloux ricocha, dessinant des ronds à la surface de l'eau. Elle en lança un autre. Plouf ! Raté. Le galet n'avait même pas rebondi une fois, quelle déception...

Suika tomba dans l'eau, poussée. Qui donc avait osé ? Elle se retourna, furieuse, prête à saisir l'occasion de calmer ses nerfs sur le sale gosse qui avait osé. Mais non. Personne. Devenait-elle folle ? Impossible. Quoique... il y avait un cailloux qui flottait juste sous son nez. Cette petite perle grise effleura délicatement la surface de l'eau qui ondula gracieusement. Elle monta, puis descendit, puis remonta, imitant le mouvement répétitif d'un ascenseur.
Suika restait figée. Un misérable morceau de roche venait de lui mettre un puissant et humiliant high-kick dans son ego et la faisait douter sur l'état de sa santé mentale. Et en plus, elle la narguait, en continuant de bondir sur place. Une pierre volante pouvait faire des centaines de ricochets sur place, alors que la pastèque peinait à en enchaîner deux ! Battue par une vulgaire galet. Soudain, le vulgaire galet en question s'arrêta net.

-Alors, t’arrives plus à ricocher, saleté ? C'est bête, hein ! Lui cracha la Pastècopathe, un sourire narquois sur les lèvres.

La pierre lui atterri dans la figure.

-Aïe ! Attend voir que je t'attrape, ordure !

Suika emprisonna la petite roche dans ses mains, serrant aussi fort que possible, mais de son côté, le gravier tirait, traînant la pastèque dans l'eau. C'est qu'il en avait, de la force, ce minus ! (avouer ça était préférable que de dire que Suika manquait cruellement de muscle en comparaison.)

Les passants qui se promenaient sur la rive regardaient la scène, ébahis. La plupart s'enfuirent au quart de tour.

Plusieurs mini rochers s'élevèrent en renfort, attaquant la Pastècopathe.

-Aïe ! Mais.. Mais stop !

Elle se releva et couru, protégeant sa tête de ses bras. Si ça se trouve, c'était à cause de cette maudite voyante qu'elle se faisait attaquer par de la caillasse.
La semaine dernière, elle s'était rendue dans l'antre de la voyante Irma (une tente violette aux motifs du système solaire) Et avait cassé la statuette du grand Ara-machin-truc sans le faire exprès. La voyante lui avait prédit qu'elle aurait une charmante vie rangée, avec plein de niaiseries à vomir en complément, avant de lui demander 10£.

-Quoi ? Non ! Je paierai uniquement si vous prédisez une vie avec plein d'aventure ! J'en veux pas, moi, de votre vie pourrie dans une maison de campagne !
Protesta Suika, qui en plus, n'avait pas le moindre sous en poche.

-Je suis désolée, je ne peux pas. Je transmets la parole des astres, rien de plus. 10£, s'il vous plaît.


La Pastèque lui tira la langue et s'en alla le plus vite possible. La vieille Irma la stoppa en tirant sur sa chemise.

-Mais lâchez-moi ! Cria Suika en faisant de grands geste, renversant une statue hideuse, qui se brisa sur le sol.

-Qu'avez-vous fait, petite sotte ? Sacrilège ! Soyez-maudite !


La Pastècopathe profita de l'instant pour s'éclipser.


Et voilà toute l'histoire.
Sa douleur au crâne lui faisait amèrement regretter ce jour. Il fallait qu'elle aille s'excuser, peut-être que la vieille chouette lèverait le mauvais sort !
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Arya

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MessageSujet: Re: La malédiction d'Ara-machin-truc.   Mer 9 Déc - 12:47

Je regardai les passants marcher.
Ils avaient tous des visages dépressifs. Le pourtour de leurs yeux creusés par les cernes, les ombres du malheur se profilant sur leurs peau ternes et tendues, leurs lèvres figées en une mine semi-agacée, semi-épuisée, avec une pointe de snobisme dans leurs regards. C'était toujours la même chose. Qu'ils soient beaux ou laids, intelligents ou simples d'esprits, riches ou pauvres, ils avaient tous l'air dépressifs.
Si bien que certains jours, leurs visages ne donnaient pas du tout envie de jouer avec. Alors aujourd'hui, je comptais vraiment rester calme et observer tranquillement les passants, sans jouer de ma lame pour... m'amuser avec leurs jolies petites tètes. Mais c'est là que je l'ai apercue.
Un visage parfait. De longues et sauvages boucles rousses s'écoulant telles des cascades de lave autour d'un visage de neige, constellé de légères taches de rousseurs qui embellissaient ses traits fins semblables à de légers fils de soie à la féminité et à la subtilité sans égale. Bref, la victime de choix. Une pièce mémorable dans ma collection. Peut-être même un trophée.
Mais oui! C'était là une idée somptueuse; m'amuser un peu avec son visage, la décapiter et ramener son crâne chez moi! Le projet était excitant. Je décidais donc de la poursuivre quand un bruit sur le coté attira mon attention; c'était une mendiante, qui semblait se quereller avec l'un des passants. Sa voix revendicative se mua en actes lorsqu'elle secoua celui-ci; la foule fut alors bousculée par leur "bagarre" - si cette légère altercation méritait vraiment ce nom - et je fus poussée avec elle, m'éloignant de ma sublime victime.
Lorsque le mouvement de foule cessa, la belle rouquine s'était évaporé dans les ruelles de Londres, telles un songe à jamais enterré parmi les ombres.

-Et merde!
, pestai-je à voix haute.

Quelques passants m'adressèrent des regards indignés auxquels je ne prêtais aucune attention. Cette belle jeune fille était la plus merveilleuse de toutes les proies que j'avais jamais voulu taillader. Et voilà qu'à cause de cette mendiante, cette voyouse de bas étage, elle était hors de portée!
Ma colère fut presque immédiate. Je retournai en arrière et vit la dite demoiselle s'éloigner de la place.
Parfait! J'allais donc la suivre. Profitant de ma condition de morte, je me camouflais quelques instants dans une ruelle et me rendait invisible. Je n'aimais pas trop faire cela - jouer la comédie, mentir et tromper était bien plus amusant que de se camoufler - mais cette fois-ci, je ne poursuivais pas une proie. D'ailleurs, je n'étais pas sure de tenir à tuer cette mendiante. Quoique mignonne, elle était pauvre, donc à plaindre. Je n'avais pas coutume de rajouter aux malheurs de ceux qui en avaient déjà, préférant me diriger vers de jeunes bourgeoises.
En revanche, j'aurais adoré lui foutre une sacrée trouille, et puis peut-être passer au meurtre si l'envie m'en prenait - mais ces choses-là, c'est assez imprévisible chez moi.
Elle marcha jusqu'à un lac et se mit à faire des ricochets.
Les ricochets, c'est une matière où j'étais complètement nulle. Mais être invisible apporte de nombreux avantages.
Je commençais par balancer la demoiselle  dans l'eau. C'était puéril, mais assez drôle. Puis, je prenais moi-même le galet et lui faisait faire des ricochets en riant mentalement de ma propre farce. Bon d'accord, c'était de bas niveau, mais son air offusqué face à mes gestes avaient de quoi faire rire le plus déprimé de tout les dépressifs. Enfin j'arrêtai mon manège.

-Alors, t’arrive plus à ricocher, saleté ? C'est bête, hein !

Si tu savais, ma jolie!. Je lançai le caillou sur sa figure, et, bingo! J'atteignais ma cible en pleine  face.

-Aïe ! Attend voir que je t'attrape, ordure !

J'aurais bien voulu qu'elle m'explique comment elle comptait m'attraper. Mais en attendant, elle avait mon galet dans ses mains; je tentais de le lui reprendre, et nous tirâmes chacune de notre coté, ce qui devait créer un curieux spectacle. Effectivement, des passants se retournèrent vers nous, leurs regards intrigués glissant sur moi comme sur de la glace et s’arrêtant sur la pauvre mendiante se débattant contre... et bien, rien.
Pauvre fille... Mais je n'en avais pas fini. Prenant mon pied, je ramassais plusieurs graviers et les lui balançaient tous à la figure, folle de joie devant son expression de souffrance. Je crois que le paroxysme de mon plaisir sadique survint au moment où elle cria;


-Aïe ! Mais.. Mais stop !


Elle courut pour se protéger, mais je lui faisais sciemment un croche-patte, et elle s'écroula sur la pelouse. Puis, j'observai les passants qui s'approchaient, intrigués, et la regardaient d'un air inquiet. Certains lui demandèrent comment elle allait.
Ahah, elle allait finir à l'hôpital psychiatrique, si ça continuait comme ça. Mais je n'en avais pas encore fini.
Je décidais de cesser mon invisibilité pour gagner sa confiance par les paroles; personne ne remarqua mon apparition subite, trop fascinés qu'ils étaient par cette jeune fille.  
Puis je m'approchai et lui tendais une main rassurante alors qu'elle était au sol;

-Mademoiselle? Levez-vous, je vais vous aider à vous dépoussiérer... Que s'est-il passé?
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Suika

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MessageSujet: Re: La malédiction d'Ara-machin-truc.   Dim 24 Avr - 16:24

-Mademoiselle? Levez-vous, je vais vous aider à vous dépoussiérer... Que s'est-il passé?

Sembla d’inquiéter une jeune fille, une lueur contradictoire dans ses yeux... Suika n'arrivait pas à déterminer de quoi il s'agissait exactement, mais c'était sans importance. Ce qui l'intrigua plus encore fut sa posture, son aspect... il y avait dans tout cela quelque chose d'ancien, de mystique... quelque chose de pas net et de vraiment effrayant.

-Je...


Je me suis faite agressée par un caillou.

-Je.. faisais des ricochet et je suis tombée.... C'est tout.

Elle se releva.

-Maintenant excusez-moi, mais j'ai quelque chose de très important à faire.


Ce n'était pas entièrement faux, elle devait aller régler son problème de malédiction, et elle en profitait pour fuir cette jeune fille suspecte. Deux pierres d'un coup !
Elle se dégagea de la petite foule qui s'était formée autour d'elle et se sauva. Elle s'arrêta quelques rues plus loin et repensa à l'inconnue. De longs cheveux noirs, une sorte d'aura sombre l'entourant semblant absorber toute couleur l'approchant d'un peu trop près. Terrifiant. Sans parler de cette haine dissimulée dans son regard... pour la haine, elle n'était pas certaine, mais au moins une émotion qui s'en rapproche.
Une idée vient illuminer l'esprit de Suika ! Tout dans cette description correspondait à celles des vampires, qu'elle avait vus une fois au cinéma. Mais non, impossible. Les vampires ne sortent pas le jour... Elle serait quelque chose de bien pire, alors ? Cette jeune fille pourrait-elle être la déesse de la statuette ? Ara-Quelque-chose ? Était-elle revenue pour se venger d'elle, pauvre mortelle maladroite ? Suika commença à paniquer. Elle respira un grand coup. Combien y avait-il de chances pour qu'elle soit réellement cette déesse ? Elle n'était même pas certaine de savoir si il s'agissait d'un dieu ou d'un déesse. Après tout, elle pourrait aussi être... une sorcière.. Et une sorcière pourrait justement l'aider à se débarrasser de la malédiction ! Il fallait absolument que Suika la retrouve ! Si cette jeune fille était la déesse en question, elle s'excuserait platement et s'engagerait à lui sculpter une autre statuette (bien plus jolie que l'ancienne) et si il s'agissait d'un sorcière, elle la supplierait de l'aider à contrer le mauvais sort ! Suika était fière de son plan. Ça allait marcher. Certaine.

Elle retourna sur ses pas en courant, demandant à tous les passants si ils n'avaient pas vu une jeune fille à l'aura effrayante. Elle la trouva très vite : debout à l'endroit de leur rencontre. Elle n'avait pas bougé.

-Excusez-moi, mais il faut que je sache, c'est très important ! Êtes-vous Ara-je-ne-sais-plus-trop-quoi ou êtes vous une sorcière ? Demanda la pastèque de but en blanc, de la détermination dans le regard.
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MessageSujet: Re: La malédiction d'Ara-machin-truc.   Jeu 16 Juin - 20:43

-Je... Je.. faisais des ricochet et je suis tombée.... C'est tout. Maintenant excusez-moi, mais j'ai quelque chose de très important à faire.
me répondit la demoiselle d'un ton un peu inquiet.

Qu'avait-elle donc de si important à accomplir? J'hésitais à la suivre. Après tout, elle me tournait le dos, et je n'avais qu'à me rendre de nouveau invisible, ce n'était guère compliqué... Mais non, je restais ici, guidée par je ne sais que instinct macabre -à moins que ce ne soit que par pure paresse. Puis,  je me cherchais un nouvelle occupation, mais ne bougeait pas encore. Où aller? A cette heure-ci, j'avais encore le temps de me trouver une magnifique victime avant la nuit; une fois le soleil couché, on ne tombait plus guère que sur des groupes de fêtardes tellement ivres qu'il était bien trop facile de les piéger, soit sur des prostituées dont il m'aurait suffi d'effacer le maquillage pour leur ôter leur sublime beauté.  Pendant que je réfléchissais, les secondes passaient, inlassables, régulières et agaçantes. Je commençais franchement à m'ennuyer quand, comme par magie, la demoiselle revint sur ses pas et me posa une question étrange;

-Excusez-moi, mais il faut que je sache, c'est très important ! Êtes-vous Ara-je-ne-sais-plus-trop-quoi ou êtes vous une sorcière ?


Elle se fichait de moi, ou quoi?
Mais ces yeux exprimaient une interrogation sincère, si bien que l'hypothèse d'une farce me parut peu crédible; donc, cette jeune fille avait du recevoir cents rochers sur le visage pour en arriver à un état psychologique aussi lamentablement déglingué. C'était bien ma veine.
Quoique... La situation pouvait se tourner à mon avantage.
Je me redressais de toute ma hauteur, réfléchissais aux termes les mieux adaptés et me lançait dans le mensonge le plus éhonté que j'ai jamais prononcé à ce jour;

-Je suis Ara-machin truc -oui machin truc ce n'était pas très crédible, mais j'avais affaire à une folle - et une sorcière très puissante qui pourrait te décapiter rien qu'en claquant des doigts. Je suis venue te punir de m'avoir... provoquée. Mais que celui qui n'as jamais pêché te jette la première pierre. Je peux donc t'accorder le pardon dans mon immense manséitude à une condition... Tu devras faire tout ce que je t'ordonne.

Je pris quelques secondes pour réfléchir à l'ordre que je pourrais lui donner; quelque chose d'affreux, comme se scier la jambe? Non, commençons par un petit entremet pour se mettre en appétit.

-Tu vas tourner en rond en caquetant comme une poule jusqu'à ce que je te dise d'arrêter, d'accord?


Est-ce qu'elle allait marcher? Si oui ce serait drôle. Sinon, je pense que mon don d'invisibilité serait sans doute d'une grande utilité.
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Suika

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MessageSujet: Re: La malédiction d'Ara-machin-truc.   Jeu 12 Jan - 19:57

« -Tu vas tourner en rond en caquetant comme une poule jusqu'à ce que je te dise d'arrêter, d'accord? »

Suika la fixait, à la fois impressionnée et perplexe. Il s'agissait bien là de l'esprit d'une sorcière très puissante, qu'elle avait contrariée ! Un esprit, un vrai ! Ara-truc-much en personne ! Mais tout de même, quel souhait étrange... mais si cela pouvait apaiser sa colère, pourquoi. Après tout, elle avait contrarié un esprit, elle devait réparer sa faute. De plus, il s'agissait d'un ordre simple à réaliser, et cela valait mieux que de recevoir une pluie autre de cailloux sur la tête. Suika s'éclaircit la voix et replia les bras en se baissant légèrement.

« -Euh.. côt côt côt ? »

Certains promeneurs s'attardaient sur la scène singulière qui se déroulait devant leurs yeux, tandis que d'autres accéléraient le pas, se sentant soudainement très intéressés par la forme de leurs souliers. Suika jeta un regard incertain à Ara-bidule-chouette, toujours inconsciente de la réaction des passants, savant son imitation douteuse.

« - Côt côt côdet ! »

Un léger doute s'installa dans l'esprit de la pastèque, quand elle vit les yeux rieurs de l'esprit. Mais quel genre que rire intérieur cela pouvait-il être ? Un rire d'amusant ? Un rire gêné ? Ou pire ? Un rire sadique ? Était-elle une poule si lamentable que cela ? Elle ne voulait surtout pas essuyer la colère d'un esprit ! Cette Ara-quelque-chose, pourrait la... pourrait... pourrait quoi ? Au fond, Suika ne savait rien de cet esprit... Esprit de quoi ? Ou peut-être dieu, même ? Quel pouvoir possédait Ara-machin-chose à part celui de faire léviter des gravillons ?

« -Vous êtes qui, en fait ? Enfin... à part l'esprit de la statuette. Je veux dire... que pouvez-vous faire ? Et... comment ça se fait que vous vous soyez retrouvée  dans une statuette, sans vouloir vous vexer, très laide, dans la tente d'une voyante ? Comment ça se fait que cette voyante soit rentrée en votre possession ,d 'ailleurs ? Ça  m'intrigue...»
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MessageSujet: Re: La malédiction d'Ara-machin-truc.   

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