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 Cambriolage (Charles-Henri, Selina Kyle)

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Selina Kyle

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MessageSujet: Cambriolage (Charles-Henri, Selina Kyle)   Jeu 16 Juin - 22:45

Charles-Henri.
Un petit snob coincé du derrière, voilà comment je le vois. Ce qui m'intéresse, c'est que le derrière en question repose sur une montagne d'or. Oh, je ne demande pas beaucoup d'argent, seulement un précieux bijou étincelant de milles feux à rajouter à ma collection. Celui que l'on surnomme le cœur des océans; une pièce de choix que tout les collectionneurs du monde entier s'arracheraient, mais c'est entre les mains de cet homme froid et vantard qu'elle a atterrie. Je trouve cela injuste; un diadème aussi merveilleux mériterait qu'une main de connaisseur y pose les doigts non? J'ai vu des images dans des articles de journaux, et la célébrité de ce bijou , due au fait qu'une reine quelconque le porta à son mariage des siècles plus tôt, n'est pas surfaite; des larmes d'argent forment la couronne, taillées dans une délicatesse et une élégance à en faire pâlir de jalousie les plus grands artistes, entrecoupés de légers filets de bronze se mêlant ensemble pour rejoindre en cascades cuivrées une pierre d'un bleu si sombre que les abysses elles-mêmes paraissaient une rivière ensoleillée face à tant d'obscurité et de profondeur.
Et puis, toutes ces ornementations brillaient tels des soleils... Oh, ça va, ne me jugez pas, ce n'est pas de ma faute si j'adore tout ce qui scintille. Et puis, un snob comme ce Charles-Henri ne peut pas apprécier une telle merveille d'art à sa juste valeur.
Bon, je juge peut-être un peu vite; il faut avouer que je ne le connais pas. J'ai seulement lu des descriptions dans les journaux, et je me suis un peu intéressé à lui, parce qu'il représente l'une des plus grandes fortunes de Londre. Pour une pick-pocket comme moi, il est donc l'un des défis ultimes du cambriolage! Et bien sur, personne d'autre que moi ne pourrait réussir à pénétrer au sein de son grand manoir. Parce que je suis plus douée que ses vulgaires hors-la-loi du dimanche que sont les jeunes délinquants des rues.
J'ai bien préparé mon coup; j'ai fait discrètement le tour du manoir, j'ai repéré les différentes entrées et sorties, sans parler des fenêtres accessibles; j'ai même espionné les gardes dans leurs discussions entre eux. Je connais les points faibles de chacun, tout comme leur emploi du temps. Il y en a deux qui patrouillent autour de la propriété, et un dans le jardin.
En somme, si j'échoue dans cette mission, je serais fortement déçue. Et ne me dites pas qu'il ne s'agit que d'un diadème, car c'est bien plus que cela; c'est LE diadème. MON diadème.
Bref, assez tergiversé. Tout va commencer d'une minute à l'autre; la première étape du plan, je l'ai accomplie il y a une heure; ce n'était guère compliqué; glisser un peu de somnifère dans la gourde d'alcool d'un des gardes, quelques drogues apaisantes dans le cigare d'un autre, laisser un doux message au troisième le prévenant de la mort soudaine de son amoureuse lointaine dont je ne connaissais que le nom afin de le pousser à quitter son poste pour être présent à l'enterrement ce soir et tout les gardes de l'entrée étaient mis hors-jeu. Encore me fallait-il attendre vingt-trois heures, afin d'être sur que mes produits auraient agi; et je n'étais pas à l'abri des gardes postés dans d'autres chambres du palais. Mais mon habileté au combat n'avait pas sa pareille, alors...
Maintenant, le problème à résoudre était le lieu ou était rangé le diadème; lors d'une réception de Charles-Henri, je m'étais incrustée à la fête et avait repéré sa chambre aux trésors, mais je doutais qu'il n'en ait qu'une seule et n'étais pas certaine que les bijoux soient rangés à l'intérieur.
Je patientais donc à l’extérieur jusqu'à ce que j'entende, non loin de moi, les ronflements des gardes en question.Enfin, j'accrochai mes mains gantées aux barreaux du portail, accrochait mes pieds à la construction et me hissait à la force de mes abdos jusqu'au haut de l'entrée; là, je plongeais à l’intérieur dans un triple salto me faisant atterrir agenouillée sur le sol, sans la moindre égratignure. J'allais me diriger vers la porte sans me poser plus de questions, lorsque je remarquais une fenêtre ouverte donnant sur une pièce où la lumière était allumée. Ça, c'était mauvais signe. Je choisissais donc de marcher au couvert des arbres, plongeant à toute vitesse ras le sol lorsque j'étais obligée de passer à découvert. Ce fut donc après une douloureuse minute de cette marche étrange que je me retrouvais enfin devant la porte. Là, je crochetais rapidement la serrure à l'aide de mes griffes de chats et rentrais à l’intérieur en évitant au maximum de faire grincer les gonds; peine perdue. J'espérais au moins que personne ne m'aurait entendue...
Première déception; dans la pièce voisine, un domestique cria aux autres;
-J'ai entendu la porte s'ouvrir! Ça doit être un coup de vent, qui a oublié de la fermer! Vous savez bien que Mr Wilson est complètement paranoïaque.
Et il n'a pas tort. Rapidement, je me glissais sous la table, me camouflant derrière les replis de la nappe. Je vis un petit homme refermer la porte et jeter un coup d’œil soupçonneux autour de lui. Il voulut vérifier qu'aucun intrus n'était présent en regardant par la fenêtre, me tournant le dos dans le même temps; j'hésitais à le tuer, mais jugeais que son absence inquiéterait les autres. Je ne tenais pas à me faire remarquer.
Enfin, il sortit par la porte de gauche; celle qui, dans mon souvenir pouvait mener à la chambre des trésors. Je croyais me remémorer l'image d'un escalier dans la pièce suivante... Mais pas le temps de réfléchir; je me glissais juste derrière lui, aussi silencieuse qu'un chat. Il dut sentir ma présence car il se retourna brusquement; vive, je suivais son mouvement et ne me laissais pas voir. Il  hésita avant de continuer à marcher et ouvrir une autre porte qui me semblait bien mener aux cuisines. Je le laissai retourner au travail, tandis que j'empruntai de grands escaliers sinueux; alors que j'arrivais enfin en haut des marches, je vis un garde m'adresser un regard surpris;
-Que... comment es-tu...
Il n'eus pas le temps d'en dire plus; je lui envoyais un coup de poing sous le menton, assez fort pour qu'il s'évanouisse aussitôt. Mais je sentis une épée me frôler; me retournant, je compris que le garde avait un compagnon et que si je n'avais pas bougé pour frapper mon adversaire, je me serais sans doute faite embrochée. Je sortais un coutelas de ma ceinture et tentai de l'enfoncer dans la nuque de mon ennemi, mais celui-ci évita le coup et tenta une nouvelle fois de me décapiter; je me baissais pour me protéger et roulai entre ses jambes pour passer derrière lui, avant de lui envoyer un coup de pied dans les parties intimes; il lâcha un gémissement de douleur et se retourna si brusquement et avec tant de colère que je ne pus éviter la baffe qu'il me lança; les joues brulantes, j'esquivai à moitié une deuxième attaque, passai mon bras autour de sa gorge et tirai violemment; un sinistre bruit de craquement se fit entendre, me signifiant que les vertèbres venaient tout juste de se briser. Il était mort.
Je n'étais pas comme Batman, justicier persuadé que le meurtre était à éviter à tout prix, mais je n'aimais pas non pus ôter la vie à une personne que je ne connaissais même pas. Cependant, je n'avais pas le temps dec larmoyer; rapidement, je reconnaissais la porte de la chambre aux trésors, qui était elle-même fermée à clé. Cette-fois ci, mes griffes ne suffirent pas pour défoncer le verrou. Heureusement, j'avais pensé à apporter un bout de ferraille taillé juste pour ce genre de besognes, et je pus enfin rentrer à l’intérieur. Alors que j'admirais les pièces d'or étincelantes, j'entendis la voix d'une domestique derrière moi;
-Qu'est-ce que c'est que ce boucan?
Je l'entendis monter les dernières marches de l'escalier et pousser un cri devant les deux corps inconscients; rapidement, je sautais à ses cotés et l'étranglai sans pitié;
-Tout va bien?cria quelqu'un en bas.
Je faisais tout les efforts du monde pour ne pas lâcher ma victime et imiter le timbre aigu et mélodieux de la pauvre femme;
-Oui, oui, ne vous inquiétez pas! Je suis juste tombée en montant les escaliers!
Mon imitation dut les convaincre car ils ne posèrent plus de questions. J'espérais que tout ce tintamarre n'avait pas trop alerté Mr Charles-Henri.
Ma victime sembla sombrer enfin dans l'inconscience, et je la lâchai en espérant ne pas l'avoir tuée; puis, je fouillais dans la chambre aux trésors; mais je n'y vis que de l'argent, rien de plus, si bien que je désespérais de trouver mon diadème.
Il était autre part. Il fallait que je cherche.
Une fois de retour parmi mes trois victimes, j'assistais au réveil douloureux et bref de mon premier adversaire; un nouveau coup de pied dans la tète le renvoya aussitôt dans les vapes. Par instinct, je décidais de reprendre les escaliers pour monter au troisième étage. Puis je marchais un peu au hasard, ouvrais une porte et fonçai à l’intérieur; je trébuchai alors sur un pied, m'écrasai de tout mon long et me retournai maladroitement vers le visage d'un bel homme brun, que je reconnus pour être... Mr Charles-Henri coincé-du-derrière-qui-chie-de-l'-or en personne. C'était bien ma veine.
-Bon... bon... onjour!balbutiais-je en désespoir de cause d'une voix suraiguë avec un grand sourire, me maudissant d'avoir été aussi stupide.
Reprenant mes esprits je songeais à planter mon coutelas dans son crâne, mais il pourrait m'être utile... Car lui, il connaissait l'emplacement du fameux diadème.
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Charles-Henri

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MessageSujet: Re: Cambriolage (Charles-Henri, Selina Kyle)   Dim 3 Juil - 22:11

Tic-tac. Tic-tac. L'horloge continuait sa mélodie, imperturbable, indiquant les vingts trois heures tapantes. Je sentais la fatigue et la tension me crisper les épaules et peser sur mes paumières. Ma cravate s'était desserrée et en tenant compte de la chaleur combinée avec ma transpiration je m'étais autorisé à ôter un bouton de ma chemise dans l'intimité de mon bureau. Je tenais bon. Je n'avais traité que les trois quarts de la paperasse de ces deux dernières semaines. Avec de l'efficacité, j'aurai peut-être terminé avant une heure du matin...? Habituellement je prenais toujours de l'avance sur les tâches administratives pour éviter des situations comme celles ci, mais une opportunité inattendue s'était présentée à moi et j'avais temporairement oublié mes engagements.

A mon retour de mon voyage d'affaire en Chine, j'avais retrouvé ma fiancée dans un état inquiétant. Je la trouvais plus pâle qu'habituellement, et elle n'exprimait plus la volonté de sortir. Elle passait ses journées sa joue rose embrassant le froid des fenêtres, le regard perdu dans le vague, à broder des napperons aux motifs abstraits. Ça ne lui ressemblait pas. Ce n'était certes pas la première fois que ces phases de mélancolie la prenaient, mais j'en tirai toujours une immense inquiétude. Plus que jamais je souhaitais la faire sourire. Moi qui excellait dans tout art possible, qui transformai tout ce que je touchais en or, c'était bien la discipline où je me trouvai le plus décevant. La couvrir de protection et lui faire partager ma passion pour les échecs semblait bien l'ennuyer. J'avais donc demandé conseil à mon entourage proche au travail. J'ai eu des réponses de toutes couleurs, mais tous s'accordaient sur un point : leurs épouses raffolaient des parures. Voilà qui résolvait mon problème !

Seulement... Je pouvais très bien avec mon emploi du temps chargé commander un bijou hors de prix à un joaillier de luxe pour l'offrir à mon aimée ensuite. Rien de plus simple. Mais il s'agissait de Yume. Ma douce Yume. L'être le plus angélique dans ce monde corrompu et pourri. Je devais lui obtenir un présent à sa hauteur. Quelque chose d'unique, de sublime et de spécial. Quelle honte ce serait si sa parure paraissait terne et méprisable à côté de ses yeux d'émeraudes ! Elle était la beauté même ! Je devais lui obtenir quelque chose dont elle serait fière. Digne d'une princesse !

Digne d'une princesse...Ces mots étaient à retenir car se furent eux qui me menèrent au cadeau parfait. Le joyau des océans. Après avoir passé des jours à alterner réceptions et rendez-vous, à quérir quelque information sur une potentielle parure digne d'attention, la chance me sourit, et pas qu'un peu. Une occasion unique:  une certaine Henrietta Hope s'était éteinte il y a peu. Dépourvue de descendance, tous ses bien furent laissés aux enchères. Et parmi eux, le joyau de l'océan.  Nom sur toutes les lèvres. J'allai donc immédiatement me renseigner sur cet objet mystérieux qui faisait frémir Londres tout entier, dans la bibliothèque de la propriété Wilson. Je ne fus pas déçu.

Le joyau de l'océan était un tiare merveilleux, ramené d'Amérique à l'état d'une simple pierre: Hope. Le roi Louis XIV de France, son propriétaire monta le joyau sur ce tiare d'argent et de bronze qu'il offrit par la suite à son épouse Marie-Thérèse d'Autriche à leur mariage, elle le porta à cette occasion. Mais en septembre 1792, le joyau des océans fut dérobé avec d'autres pierres précieuses. Le voleur quitta alors la France pour l'Angleterre et l'objet royal fut vendu et passé de mains en mains, si bien que personne ne le retrouva et qu'avec le temps, il fut oublié. Puis, en 1824, le tiare fut retrouvé par un certain Thomas Hope, qui donna son nom à la pierre surmontant le tiare par la suite. L'homme en était si fier qu'il l'exposa à maintes reprises. La terre entière en palissait d'envie: de partout des têtes couronnées, aristocrates, bourgeois tentèrent d'acheter l'objet contre des sommes d'argent dépassant l'entendement. Le fier banquier tint bon et passa cette relique royale à sa descendance. Jusqu'à maintenant... La dernière Hope ayant péri, tous se précipiteront pour l'acquérir. Un tiare délicat et royal. Possédé par le roi soleil lui même. Il était normal que tout le monde le convoitait. Malheureusement pour eux, c'était leur jour de malchance ! Le joyau de l'océan serait mien à n'importe quel prix. Je n'étais pas du genre à dépenser des fortunes pour la gloire, mais j'avais jeté mon dévolu sur cet objet. Il était la parfaite preuve de mon affection pour ma fiancée. Ce noble bijou n'irait mieux à personne d'autre qu'à Yume. Comme s'il avait été forgé pour elle. C'était décidé: les enchères étaient dans deux jours et c'est moi, et moi seul qui les remporteraient.

Et comme prévu, j'en sorti victorieux. A mon entrée dans la salle, à ma vue, la moitié des concurrents partirent par dépit. Ils savaient que je serai vainqueur. A ma grande surprise, la somme dépensée fut raisonnable. Mes rivaux abandonnèrent plutôt rapidement, pris de court par ma volonté. Mes amis me proposèrent d'organiser une soirée pour exposer l'objet et affirmer ma supériorité. Je n'étais pas ravi à cette idée, mais ils surent me convaincre. Voulant toutefois faire la surprise à Yume, je profitai d'une de ses absences pour organiser la réception. Suite à cela, j'avais entreposé le tiare dans un tiroir de mon bureau, fermé sous clef attendant le grand jour pour le donner à sa future détentrice. Demain il sera temps. A cette idée, mon coeur battait à la chamade. Quelle serait donc l'expression de son joli minois quand elle verra le contenu de l'écrin d'ébène...? Je le saurai bien assez tôt j'imagine.

Je m'arrêtais brusquement, après avoir tamponné un énième formulaire. .....J'étais persuadé d'avoir entendu un bruit suspect...Je tendis l'oreille. Rien. Avais je rêvé, ou y avait-il quelqu'un de suspect dans le manoir ? Depuis que je possédais le tiare, je redoublai de vigilance: il était certain que des voleurs, expérimentés ou amateurs tenteraient de s'en emparer. Mais j'avais confiance en ma garde et dans le pire des cas, j'avais toujours un oeil dessus. Qui serait assez stupide d'entreposer ses trésors dans une pièce reculée, vulnérable à tout cambriolage ? J'étais plus intelligent que cela tout de même ! J'étais aussi parfaitement en état de me défendre. Mon éducation m'a enseigné à me défendre contre des malotrus, à l'épée ou au pistolet si la situation était critique. Mon revolver était justement dans le premier tiroir de mon bureau, à portée de main. Je n'étais pas un fou. Bien préparé plutôt ! Je n'aurai pas à revenir la queue entre les jambes au moindre pépin. Il fallait également protéger ma délicate cousine si elle courrait le moindre risque. Je prenais sa responsabilité.

Un nouveau bruit. Cette fois, j'étais certain: je n'avais pas rêvé. Il était bien plus distinct que le premier. Quoi que ce soit, ça approchait. Je me raidis alors. Toute ma fatigue semblait envolée. Mes sens étaient en alerte. J'ouvris alors doucement mon tiroir et posai ma main sur le métal froid du revolver. Je restai immobile, les yeux braqués sur la porte. Je respirai posément, m'incitant à garder mon calme.

BAM !

La porte s'ouvrit à la volée, me faisant sursauter malgré mon attention portée sur celle ci. Une jeune femme venait d'entrer précipitamment pour ensuite.... Se prendre les pieds dans le tapis d'Orient et s'écraser de tout son long sur celui-ci. Avec la hauteur de ses talons vertigineux ce n'était guère étonnant ! L'absurde de la situation  m'arracha un demi sourire que je perdis aussitôt. Le fait que l'intruse ait passé toute la garde était très inquiétant. Elle était potentiellement dangereuse. Et en avait sûrement après ma fiancée ou moi, ou nos biens. Le tiare n'était pas exclu. Elle me sourit avec gêne.

"-Bon-bon-bonjour...?"


Pensait-elle que son sourire suffirait à m'amadouer, avec le ridicule de cette situation ? Je la contemplai plus en détail. Peut-être misait elle baisser ma garde avec sa tenue ? Sa combinaison de lycra noire moulait à merveille ses formes de femme. Elle aurait séduit en un regard de nombreux hommes, mais je ne marchais pas. Seuls les beaux yeux de Yume avaient un quelconque effet sur moi. Quel drôle d'accoutrement tout de même.... Je plongeai mes yeux noirs dans les siens, essayant calmement de la sonder. Que voulait elle ? Je décidai de ne pas m'affoler. Garder la tête froide en toute situation. Elle ne m'était pas hostile pour l'instant. Cependant ma main restée posée sur mon revolver, cachée de son regard par le bureau. Je lui fis un léger signe de tête, ne la quittant pas des yeux.

"-Bonsoir mademoiselle."

Je lui indiquai d'un signe de tête l'un des sièges de libre en face du mien.

"-Que faites vous donc ici, dans mon bureau à une heure si tardive, tout en sachant que ma garde est très déployée....habillée comme cela ? Vous ne pouvez pas prétexter prendre l'air. Êtes vous une voleuse ? Un assassin ? Une admiratrice aux méthodes un peu extrêmes ? Après qui ou quoi en avez vous ? Je vous écoute. "


Avant tout conflit, il fallait toujours essayer le dialogue. Quoiqu'il arrivait je saurais rester maître de la situation. Je l'espérais du moins. Car dans les yeux de cette femme, brillait une importante volonté.
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MessageSujet: Re: Cambriolage (Charles-Henri, Selina Kyle)   Jeu 11 Aoû - 10:27

"-Bonsoir mademoiselle. Que faites vous donc ici, dans mon bureau à une heure si tardive, tout en sachant que ma garde est très déployée....habillée comme cela ? Vous ne pouvez pas prétexter prendre l'air. Êtes vous une voleuse ? Un assassin ? Une admiratrice aux méthodes un peu extrêmes ? Après qui ou quoi en avez vous ? Je vous écoute. "

Au moins, il ne me plante pas directement une balle dans la cervelle, c'est déjà ça. A peine cette pensée traverse mon esprit que je sonde la pièce, guettant la présence d'une arme quelconque; il y a bien des objets assez durs pour m'assommer, mais il lui faudrait encore m'approcher. Ce que, à moins d'une mauvaise surprise, je ne lui accorderais pas facilement. Ce qui m'inquiète, c'est l'éventualité d'un revolver, d'un fusil ou de n'importe quel outil permettant de me tuer à distance. Je suis agile et rapide, mais pas au point d'éviter des balles filant à 100 km par heure; remarquez, je n'ai encore jamais essayé. Après une brève inspection je ne repère aucune arme à feu, mais reste prudente; il pourrait en cacher une sous sa veste ou derrière son bureau. Je vais devoir faire preuve de diplomatie, et en vitesse, car monsieur attend sa réponse.  

-Je suis une fan, monsieur. Excusez-moi, je ne voulais pas, enfin... c'est gênant.

Le rose me monte aux joues tandis que "j'ose" regarder Mr. Charles-Henri de plus près; il est bien plus attirant en réalité que sur les portraits médiocres des journaux. En fait, je le trouve même assez mignon.
Quel dommage de le rencontrer dans de telles circonstances...je songe, réfléchissant au meilleur moyen d'endormir ses soupçons tout en jetant quelques coups d’œils discret à son corps d'Apolon. Ce serait vraiment une grande perte que de le tuer. Malheureusement, il me semble que je vais bien être obligée d'en arriver aux mains; mon petit mensonge n'a aucun effet sur lui, et ce n'est pas en le reluquant "discrètement" que je vais obtenir sa confiance. Il me faut une nouvelle approche diplomatique...
Oh et puis merde, la diplomatie ça n'a jamais été mon domaine. Trop "spontanée" pour ça. Je préfère la séduction. Voilà un terrain où je n'ai encore jamais été repoussée. Qui ne rêve pas d'une petite soirée en compagnie d'une belle femme vêtue de cuir? Je me relève, admirant cette fois-ci sans la moindre gêne le physique avantageux de ma cible. Et puis, une fois que je me serais un peu amusée, il sera toujours temps de le tuer, pas vrai?


-Je ne voulais pas vous importuner, monsieur... Je suis désolée, mais je vous admire depuis tant d'années... Je voulais tant vous rencontrer en réalité, et je vous avoue que je ne suis pas déçue. Vous êtes encore plus séduisant que dans mon imagination.

Je prononce ces derniers mots dans un léger sourire malicieux, laissant tomber joyeusement le rôle de la gamine rougissante, tout en préparant mon plan; il me faut l'approcher sans me faire repousser, et puis... on verra. Mais je présage une nuit amusante - par "amusante" j'entends sanglante, déjantée et chargée en griffures et bijoux. Je me rapproche de lui délicatement, pose  une main sur son torse et lui adresse un regard à peu près aussi innocent qu'un criminel incarcéré à l'asile d'Arkham.

-C'est qu'on a un joli spécimen ici, dites donc. Et musclé avec ça,
je rajoute avec un léger sourire.

En une seconde fulgurante, je songe à la beauté du joyau, à cet instinct de vol enfoui en moi. Il me le faut. Sans faire preuve d'une quelconque réflexion, je plante mes ongles dans sa poitrine et l'envoie bouler contre le mur d'en face d'un coup de pied puissant. Souriante, je m'approche de lui avec assurance tout en parlant, prenant un plaisir malsain à me donner une aura bien plus méchante que la véritable, grâce à mes paroles menaçantes.

-Cependant, chéri, j'aimerais savoir où se trouve le joyau de l'océan. Si tu avais la bonté de m'en informer au plus vite, on pourrait peut-être s'amuser... En attendant, sache que j'ai été diagnostiquée "psycopathe de haut niveau" et "sadique d'une inventivité délirante" par mes dernières victimes... Alors?
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MessageSujet: Re: Cambriolage (Charles-Henri, Selina Kyle)   Dim 22 Jan - 17:48

Je ne la lâche désormais plus du regard. Dans une autre circonstance, des mauvaises langues ignorant l'adoration et la fidelité que j'ai pour Yume pourraient m'accuser d'être hypnotisée par cette sulfureuse inconnue sortant de la nuit, mais il n'en est rien. Je me rends compte peu à peu de la gravité de la situation: Cette femme se tient devant moi. Elle est parvenue jusqu'ici, ce qui n'est pas une mince affaire. Yume et moi-même, sommes des véritables personnalités. Nous possédons donc une protection optimale, égalisant presque celle de certains membres royaux -sans me vanter-. Des hommes formés, entrainés au combat et savant réagir face au danger. Bien sûr, je ne suis pas naïf. Si Yume parvient à sortir du manoir, pourquoi ne pourrait on pas y entrer ? Pourtant, je travaille sans relâche sur ce problème, trouvant à chaque fois meilleure combine, meilleurs hommes et stratégies plus efficace. Je pensais d'ailleurs avoir surmonté ce danger. Yume ne parvenant plus à sortir, elle se serait enfoncée dans ce mélancolique ennui. C'est ce que j'en avais conclu. ….Et je me rends compte que lui proposer de sortir aurait peut-être été une meilleure idée qu'un bijou.

Stop. Ce n'est pas le moment de m'égarer. Soit cette femme est maligne et terriblement dangereuse… Soit elle n'est pas seule. A cette idée, mon sang se glace. Et si c'était le cas ? Qui ne dit pas que d'autres individus dans son genre circulent librement chez moi, pendant qu'elle s'occupe de me distraire.. ? Yume pourrait être en danger ! Je me tends aussitôt, serrant le revolver d'une poigne moite. Si quoique ce soit lui arrive, je ne me le pardonnerai jamais. L'inconnue analyse la pièce du regard, comme à la recherche de quelque chose, ce qui confirme ses potentiels obscurs desseins. Je peine à garder mon calme et un visage serein. Le meilleur qui puisse arriver ? Qu'elle ne soit qu'une groupie obsessionnelle, agissant seule et juste pour mes beaux yeux. Ce qui pourrait expliquer sa tenue. Cependant, malgré le charme certain et inégalable que je possède, c'est ce qui m'apparait le moins probable. Elles agissent généralement en plein jour, quand je suis seul. Elles profitent de mes déplacements vers mon travail, là où la sécurité est assez affaiblie pour être évitée. Les plus insistantes tournaient bien autour des grilles du manoir.. Mais entrer dedans, en pleine nuit, malgré la sécurité, alors que Yume dort juste à côté ? Ce serait bien étrange.

-Je suis une fan, monsieur. Excusez-moi, je ne voulais pas, enfin... c'est gênant.


Elle se trémousse devant moi, rougissante, me lançant des regards timides et désireux à la dérobée. Le comportement typique d'une jeune admiratrice timide et innocente -que je comprends d'ailleurs: quelle femme pourrait rester indifférente à mon charme ?-. Je ne peux m'empêcher d'arquer un sourcil, dubitatif.

….J'avais bien dit "innocente"…. Cette description ne colle pas du tout au profil de notre invitée surprise. Même déguisée, ou entrainée contre son gré dans une secte perverse aux valeurs discutables… Ca ne tient pas debout un seul instant, c'en est même ridicule. Ses talons à m'en donner le vertige, sa combinaison qui doit l'étouffer tellement elle serre sa silhouette, son minois maquillé de manière extravagante… Non, rien à voir avec une pure jouvencelle emplie d'admiration pour une idole qu'elle voit dans les journaux.

Elle ne cesse de me regarder avec appui, ce qui me met mal à l'aise. Ce n'est pas la première fois que cela arrive, certes mais il y avait toujours du monde autour. En cet instant, nous sommes seuls, et je ne peux pas me permettre de l'ignorer….Peut-être me désire-t'elle vraiment après tout…? Mais certainement pas de la manière qu'elle laisse paraitre, ce qui a le don de me tendre davantage. Qui sait ce qu'elle pourrait me faire ? Je n'ai jamais rencontré des demoiselles de sa trempe auparavant, je ne saurai pas comment réagir si elle me fait de réelles avances. …Et si Yume la voyait ? Me prendrait elle pour un vil homme volage, ne respectant pas ses engagements ? Ce serait le plus affreux des malentendus. Il faut que je me calme. Je sais qu'elle n'est pas honnête avec moi, mais rien de plus. Si ça se trouve, son attention n'est pas pour moi. Il ne faut pas que je me base uniquement sur sa tenue pour faire mes conclusions. La sécurité de Yume en dépend.


-Je ne voulais pas vous importuner, monsieur... Je suis désolée, mais je vous admire depuis tant d'années... Je voulais tant vous rencontrer en réalité, et je vous avoue que je ne suis pas déçue. Vous êtes encore plus séduisant que dans mon imagination.


Le sourire qui accompagne ses paroles me fait frissonner. Il confirme bien ma récente conclusion: ses intentions sont loin d'être innocentes. Ses coups d'oeils sont à présent sans retenue, presque gourmands. Je commence à avoir peur… Je ne veux pas avoir raison, c'est bien rare que ça se produise. Je resserre le revolver dans ma main, mais je ne l'extirpe pas du tiroir. Je ne veux pas qu'elle puisse le remarquer. Elle s'approche de moi pour finalement se coller à moi. Une de ses mains se colle à mon torse, entreprenante. Je frémis. Mon dieu. J'avais raison. Je suis presque incapable de bouger. Ma gorge me parait si sèche d'un seul coup ! Je suis déstabilisé, je l'avoue. Que faire ? Je sens que je perds mes moyens. Je n'ai pas grandi au contact des femmes. Yume et ma très chère mère sont bien les seules que j'ai pu cotoyer jusque là. Les autres, je les voyais de loin, les évitant comme la peste. Elles sont viles et manipulatrices, ne lorgnant que sur ma bourse. Celle ci ne doit pas être bien différente. Son regard déterminé et désireux me met vraiment mal à l'aise. Il faut que je me reprenne et que je calme ses ardeurs et vite, sans la blesser cependant. J'ai bien peur que ça ne suffise à l'arrêter. Je jette des petits regards vers la porte, nerveux. Ce serait le pire moment pour Yume de faire une insomnie… La demoiselle en chaleur attire de nouveau mon attention en susurant à mon attention.


-C'est qu'on a un joli spécimen ici, dites donc. Et musclé avec ça !


C'est encore pire ce que j'imaginais. C'en est trop pour que je puisse le supporter. Je commence à sentir la sueur dégouliner dans mon dos, cette sensation est très désagréable. Je déglutis et commence, d'une voix chevrotante:

"-M-mademoiselle, je crains que…"


Je n'ai pas le temps de finir ma phrase. Une douleur fulgurante me lacère le torse et sans disposer du moindre temps de réaction, je me retrouve projeté sur le mur par ses talons douloureux. Mes dossiers se sont éparpillés sur le sol, et le cadre de la photo de Yume est tombé au sol, se fêlant sur le coup. Par chance, je n'avais pas lâché le revolver. C'est ma seule chance de m'en sortir. Je me tords de douleur, ce qui me permet de le cacher contre moi. Je ne peux pas me permettre de perdre. Pas maintenant. Yume a besoin de moi. Je ne peux pas la laisser entre ses griffes…Et c'est le cas de le dire. Que me veut-elle ? Je m'étais trompé. Ce n'est pas moi qu'elle désire. Mais sûrement quelque chose en ma possession. Je pourrai lui donner, dans la mesure du possible, pour qu'elle nous laisse tranquilles… Elle s'approche de moi avec un air menaçant. Je reste replié sur moi même, attendant qu'elle soit assez proche pour pointer mon canon sur elle. Je suis sous le stress, il se peut que je tremble. Or, il ne faut pas que je la rate. Elle me regarde de ses petits yeux malins, prenant un air supérieur que j'ai bien envie de lui faire ravaler. Quelle impolitesse. C'est moi le maitre de cette maison ! Mais je ne fais pas le fier,écoutant ce qu'elle a à me dire, attendant pour me hisser sur l'échelon supérieur au sien. Pas maintenant… pas maintenant…

-Cependant, chéri, j'aimerais savoir où se trouve le joyau de l'océan. Si tu avais la bonté de m'en informer au plus vite, on pourrait peut-être s'amuser... En attendant, sache que j'ai été diagnostiquée "psycopathe de haut niveau" et "sadique d'une inventivité délirante" par mes dernières victimes... Alors?



….LA ! D'un mouvement vif, je dégaine le revolver, le pointant sur sa poitrine, enlevant aussitôt le cran de sûreté. Comme je le craignais, ma main tremble. Mais pas assez pour rater sa cible. Je suis mort de peur. Je n'ai jamais utilisé une arme à feu dans une telle circonstance. Aucune autre arme d'ailleurs. Je suis un pacifiste dans l'âme. Selon moi, tout peut être réglé par la discussion. Mais il semble que maintenant, on ne me laisse pas le choix. Je ne laisse rien paraitre, faisant fi de la douleur, la fixant dans les yeux avec un air fier, déterminé. Il ne faut pas laisser apparaitre ma faiblesse. C'est le seul moyen pour l'emporter. Il faut que nous soyons en positions égales. Ou du moins qu'elle puisse y croire. Au moins, je suis fixé sur ses intentions… Le tiare. C'est lui qu'elle veut. J'aurai du m'en douter. C'est le cadeau de Yume… J'ai remué le monde entier pour le trouver, j'y ai fondé tous mes espoirs… Et au prix à lequel je l'ai payé… Ce n'est pas une voleuse de pacotille qui va me le subtiliser à ma barbe ! Cependant, j'opte pour la diplomatie. Je ne peux pas lui dire de cette manière. Il faut que j'opte pour des mots que je pourrai tourner à mon avantage. Je m'empresse de lui répondre avec une assurance que je n'ai pas, pour éviter de perdre ma langue.

"-C'est donc le tiare que vous voulez… Hum, ce n'est gère étonnant que vous veniez vous en prendre à moi. Je l'ai très bien caché. Moi seul pourrait vous en fournir un accès. Cependant, je l'ai acquis pour l'offrir à une femme qui puisse me mériter, navré. Je ne suis pour ma part pas un adepte des méthodes violentes. Je préfère la douceur."


Je refuse d'évoquer Yume. Je ne veux pas la mettre en danger. J'entame donc le sujet sous forme de… -Comment appelle t-on cela..?- flirt, gardant le même ton que précédemment. Elle peut y voir un double sens qu'elle pourrait trouver amusant, une sorte de jeu… Auquel je n'ai certes pas très envie de jouer, mais ça aura le mérite de m'épargner et de gagner du temps pour réfléchir. Yume, je suis tellement navré… c'est pour toi que je fais ça. Je me relève fièrement, gardant mon canon et mon attention sur elle, l'évitant d'aller plus près. La douleur est présente, mais encore supportable. Je dois déterminer quelque chose de très important, pour savoir si ma fiancée est en sécurité.

"-Dites moi, mademoiselle… Etes vous seule ici..?"
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Cambriolage (Charles-Henri, Selina Kyle)
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